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Français>>InternationalMise à jour 20.02.2012 15h59
Réélection de Nicolas Sarkozy : un chemin semé d'embûches

Le Président français en exercice Nicolas Sarkozy a annoncé dernièrement au 20 heures de TF1, abréviation de Télévision Française 1, est la première et la plus ancienne chaîne de télévision généraliste nationale française, aujourd'hui privée, sa candidature à la Présidentielle 2012 et sa participation à la course à l'Elysée pour essayer d'être réélu et de voir son mandat renouvelé. C'est ainsi que la campagne électorale présidentielle française s'est ouverte par anticipation. Toutefois, il est difficile de prédire l'issue de l'élection et lequel des deux principaux adversaires l'emportera. Mais ce qui inquiète et préoccupe Nicolas Sarkozy c'est que nombreux sont les indices qui indiquent qu'il devra livrer un combat acharné afin de pouvoir être reconduit dans ses fonctions, car le chemin qu'il doit parcourir à cet effet serait semé d'embûches.

Obligé d' « agir par anticipation » en raison du « retard accusé ».

L'entrée anticipée dans la course à l'Elysée était en fait le « choix indispensable » de Nicolas Sarkozy qui ne pouvait pas faire autrement. Au début, ce dernier a promis pompeusement et juré sur ses grands dieux qu' « il assumerait ses fonctions de Président de la République jusqu'à la dernière minute » et qu'après il annoncerait sa candidature. Pour un Président en exercice, l'ajournement le plus possible de la date de sa candidature pour un deuxième mandat lui fournit beaucoup d'avantages. Néanmoins, les sondages effectués au cours des trois derniers mois indiquent sans exception que Nicolas Sarkozy est dépassé de loin par son principal adversaire : François Hollande, Ex Premier secrétaire du Parti socialiste et candidat socialiste à l'élection présidentielle. Le résultat de ces sondages commence déjà à démoraliser le camp de la droite française qui se sent abattu, découragé et déprimé, ce qui fait que le Président en exercice a été obligé de réfléchir et de revoir sa stratégie électorale. De source bien informée, on apprend que la semaine dernière, à l'instigation de ses conseillers de la campagne électorale, Nicolas Sarkozy avait prévu d'annoncer sa candidature à la Présidentielle lors du premier meeting qui sera tenu en fin de la semaine par le Parti au pouvoir à l'occasion du lancement de la campagne électorale. Mais ayant appris il y a quelques jours que l'adversaire socialiste tiendra un meeting électoral le soir du mercredi, les spécialistes en matière électorale du camp de la droite s'en ont sérieusement inquiété : dans le cas où rien ne serait entrepris et si l'on laisse le candidat socialiste continuer à prendre de l'avance, le camp de Nicolas Sarkozy aurait alors beaucoup de difficultés de redresser et de renverses la situation fâcheuse et désavantageuse dans le courant des deux derniers mois avant l'élection. A cet effet, il a été pris d'urgence la décision d'annoncer par anticipation la candidature de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle 2012 il a été décidé que ce serait le soir même de la tenue par François Hollande de son meeting électoral.

Beaucoup de « savoir » et de « science » dans la campagne électorale.

Pour pouvoir observer sérieusement les élections présidentielles d'un quelconque pays, il est nécessaire de « passer à travers le superficiel pour parvenir à l'essentiel ». C'était le 28 ocotbre 1962 que le Général Charles de Gaulle a demandé aux Français de se rendre aux urnes afin de déterminer si l'élection du Président de la République se fera désormais au suffrage universel. Le "oui" l'emporte avec 62,25% des voix. En organisant ce référendum De Gaulle consolide les fondements de la Cinquième République mais s'attire les foudre de ses détracteurs qui jugent qu'une telle mesure confère trop de pouvoir au Président de la République. Les premières élections présidentielles au suffrage universel auront lieu trois ans plus tard, en décembre 1965. Les élections au suffrage universel à deux tours constituent au départ une importante constitution du régime démocratique à la française. Cependant, suite aux changements intervenus dans le courant du demi-siècle écoulé, l'élection joue au contraire à proprement parlé un rôle déterminant, ce qui sape énormément le système démocratique lui-même. C'était ainsi que d'un moyen et d'une mesure, l'élection est devenue petit à petit un but et un objectif. Que ce soit le Président en exercice ou bien les partis politiques de l'opposition qui le défient, ce qui les intéresse le plus et ce qui fixe tout leur attention ce sont les moyens qui leur permettront d' « être élus », ce qui atténue et affaiblit beaucoup l'objectif définitif initial prévu qui était alors le service pour l'« appartenance populaire » et pour la « jouissance populaire ».

Le taux de chômage a été de 7,3% en 1981 et le nombre des chômeurs atteignait alors 1,6 million. François Mitterrand, candidat socialiste de l'Aile gauche français, a justement profité de cette situation en brandissant le drapeau anti-chômage et il a pu être élu. Toutefois, au moment des élections présidentielles 1988 où il envisageait de renouveler son mandat, le nombre des chômeurs en France a dépassé les deux millions, soit à peu près un taux de chômage de dix pour cent. Mais, cette situation n'a nullement empêché Mitterrand d'être réélu et d'être reconduit dans ses fonctions, ce qui a fait comprendre aux politiciens et aux politologues français que l'élection en fait un art particulier qui nécessite une habileté consommée pour pouvoir la pratiquer avec aisance. Pour pouvoir gagner et obtenir la victoire lors des élections présidentielles, il ne suffit pas d'avoir obtenu de bons résultats ou bien d'avoir mis au point un remarquable projet de gouvernance. A cet effet, il est apparu toutes sortes de « sciences » au sujet de la Présidentielle. Par conséquent, l'élection devient de plus en plus un genre d'acte politique particulier qui dépend du système démocratique. Pour pouvoir réussir, tout moyen peut-être utilisé pourvu qu'il soit efficace : choix des slogans électoraux (qu'ils soient réalisables ou non), sujets de discussions en vue de dominer la campagne électorale, noircissement, diffamation et discréditation à l'encontre de l'adversaire, engagement pris à l'encontre des électeurs, apparition le plus possible à la télé, acquisition de la confiance des électeurs en leur donnant de l'espérance (et surtout ne pas se tracasser du moyen de la réaliser) …… par conséquent, l'élection s'étend d'un bout à l'autre de tout le processus de l'accession au pouvoir. Lorsqu'on est dans l'opposition, on pense au moyen d'être élu et lorsqu'on est au pouvoir, on pense alors au moyen de se faire réélire. En se servant des expressions formulées par le candidat de l'opposition François Hollande, « Depuis cinq années, il n'y a pas un seul jour où Nicolas Sarkozy ne se lance pas dans la campagne électorale ! ». Rien d'étonnant à ce qu'il a lancé ensuite le mot d'esprit suivant pour commenter la déclaration de Nicolas Sarkozy au sujet de sa candidature : « D'un candidat à l'élection présidentielle, il est devenu un Président candidat, voilà tout et rien de plus ! ».

Ce « truc-là » pourra-t-il servir ?

Il faut reconnaître que pour pouvoir être réélu, Nicolas Sarkozy surmonter et vaincre des obstacles et des difficultés qui dépassent toute attente. Que ce soit pour l'occasion propice, pour les conditions naturelles ou bien pour l'entente humaine, ce dernier se trouve sans exception dans une situation défavorable et désavantageuse. Tout d'abord, les résultats ne sont pas tellement bons au bout des cinq années de sa gouvernance et la preuve c'était que lors de l'interview qu'il a donné hier à l'occasion de l'annonce de sa candidature à la Présidentielle 2012, il n'a aucunement insisté sur son travail quinquennal ; Ensuite, son image personnelle est ternit, comparaison faite avec son image brillante et éclatante fort bien accueillie par les électeurs en 2007, on se rend compte parfaitement que les temps ont changé et que le présent ne peut être comparé au passé ; Puis, c'est le contexte défavorable de l'économie européenne dans son ensemble, suite à l'éclatement de la crise de la dette en Europe, pour les dirigeants d'un grand nombre de pays européens, ils rencontrent de grandes difficultés, ou bien ils sont obligés de quitter le pouvoir (comme en Grèce et en Italie) ou bien ils se font battre dans les élections (comme en Espagne) et jusqu'ici il n'y a aucun Président d'un pays menacé par la crise qui a réussi de se faire réélire ; Dans la campagne électorale, l'adversaire est pourvu de riches expériences en la matière et François Hollande, qui n'a jamais occupé aucun poste gouvernemental, est zéro quant à son expérience dans le domaine de la gouvernance. Par contre, il a participé à l'équipe dirigeante du Parti socialiste lors des trois élections présidentielles de 1995, de 2002 et de 2007, c'est pourquoi on peut dire qu'il connaît parfaitement et profondément tous les secrets, toutes les astuces ainsi que toutes les roueries des élections. Au cours de cette dernière année, François Hollande s'est toujours tenu dans la réserve et a toujours agit avec prudence, ce qui fait qu'il n'a commis jusqu'ici aucune erreur irréparable d'importance et que d'après les sondages effectués jusqu'à présent, il a toujours une avance d'au moins de cinq pour cent par rapport à son principal adversaire Nicolas Sarkozy., lequel, dans toute sa carrière politique, n'a jamais rencontré encore un rival aussi fort et aussi puissant.

Malgré que de façon générale, les résultats de gouvernance de Nicolas Sarkozy fussent contestés et mis en doute, mais que ce soit dans le camp de la gauche ou celui de la droite, tout le monde le reconnaît comme étant un « animal de l'élection » qui dispose d'une capacité électorale surhumaine. Son choix de l'annonce anticipée de sa candidature à la Présidentielle 2012 constitue en fait un tour de main merveilleux. Toutefois, il faut attendre encore deux semaines pour voir si les sondages qui seront menées indiquerait que sa cote de popularité se rapproche de celle de François Hollande ou bien même de la dépasser, ce qui serait alors merveilleux pour ses partisans qui se sentiront alors galvanisés, tandis que le moral de l'ensemble du camp de la droite remontera et rehaussera, ce qui produira un effet décisif quant à la présente Présidentielle, mais il faudrait alors laisser de côté et ne pas songer provisoirement aux manigances et aux magouilles livrées dans les coulisses. Par conséquent, on peut dire que les deux semaines à venir constitueront le moment crucial et critique de la Présidentielle française 2012.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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