Notre site/Nouvelles bilingues/Dernières nouvelles/Archives/

 
Français>>InternationalMise à jour 17.02.2012 16h23
Présidentielle française 2012 : une lutte politique acharnée

Le Président français en exercice Nicolas Sarkozy vient d'annoncer hier, le 15 février 2012 mercredi, à la TF1 (Télévision Française 1) sa candidature officielle pour la Présidentielle 2012. Par conséquent, les candidats des deux principaux partis rivaux de la scène politique française, à savoir François Hollande du Parti socialiste (PS) de la Gauche française et Nicolas Sarkozy de l'Union Pour un Mouvement Populaire (UMP) de la droite, montent tous les deux en scène et entre en lice et c'est ainsi que le débat présidentiel est vraiment lancé.

Auparavant, l'opinion publique française pense que malgré la participation des candidats de partis politiques de moindre importance à la campagne électorale, les véritables antagonistes pour la Présidentielle française seront en fin de compte François Hollande et Nicolas Sarkozy qui s'engageront dans une lutte acharnée. Pour le moment il est encore tôt et difficile de prédire lequel des deux l'emportera et aura le dessus, car on ne sait pas qui dispose d'atouts lui permettant de vaincre l'ennemi et d'arracher la victoire et il faut tenir compte de l'évolution de la situation qui sera favorable à lequel des deux. Toutefois, vu du résultat du dernier sondage mené jusqu'ici, le favori du scrutin c'est le candidat de la Gauche François Hollande. Mais, comme le jour du vote est encore éloigné et que plus de deux mois nous sépare de l'élection, toutes sortes d'imprévus pourraient surgir à tout moment et la situation prendrait alors une nouvelle tournure, et plus est, les données recueillies lors des sondages reflètent seulement une sorte d'intention de soutien et non pas la dernière décision définitive de vote, c'est pourquoi il est hors de question de prévoir et de déterminer l'issue du vote de même que le gagnant et le perdant.

La crise financière internationale et la crise de la dette en Europe, qui ont sévit dans le monde et l'ont ravagé, ont produit également leurs effets sur la France dont l'économie est en plein marasme, la finance publique s'aggrave de jour en jour et le taux de chômage toujours élevé., ce qui fait que la masse populaire française éprouve du mécontentement et de l'insatisfaction à l'égard du gouvernement et se montre sceptique quant à sa capacité de redresser la situation. Et c'était juste à ce moment-là que Standard & Poor's, une des principales agences internationales de notation, a annoncé l'abaissement de la note de la France de AAA à AA+ avec perspective négative, ce qui a jeté de l'huile sur le feu. Puis un mois plus tard, Moody's, une autre agence internationale de notation fournisseur de solutions de gestion des risques, a confirmé la dégradation de la note triple A de la France ainsi que de ses perspectives. Tous ces facteurs négatifs créent et apportent des obstacles à la réélection de Nicolas Sarkozy au poste de Président de la République, tandis que pour le Parti socialiste de François Hollande, il n'en n'a pas à faire du souci et à s'en inquiéter, du fait qu'il est dans l'opposition et qu'il n'a rien à voir avec les mesures politiques appliquées par l'UMP de Nicolas Sarkozy au pouvoir. D'autre part, François Hollande donne l'impression qu'il est quelqu'un de ferme, de décidé, de perspicace, de dynamique et d'entreprenant. C'est pourquoi il est tout à fait admissible et compréhensible que la balance politique se penche vers la gauche française.

Malgré que la situation intérieure du pays ne favorise nullement le renouvellement du mandat de Nicolas Sarkozy, mais cela ne signifie aucunement que celui-ci reste les bras croisés laisse se faire battre et capitule automatiquement de plein gré. Car en vérité, ce dernier dispose et maîtrise également certains atouts. Après avoir annoncé sa candidature officielle à la Présidentielle 2012, il décide de jouer son rôle de défenseur des valeurs traditionnelles au moment de la réforme et de la transformation, ce qui lui permettra d'être à distance de son principal adversaire. Il essaie de démontrer qu'il a « changé ». « J'ai changé, avait-il alors affirmé. J'ai changé parce que les épreuves de la vie m'ont changé. Aujourd'hui, j'ai compris que ce sont les faiblesses, les peines, les échecs qui rendent plus fort. Qu'ils sont les compagnons de celui qui veut aller plus loin. J'ai changé quand j'ai visité le mémorial de Yad Vashem dédié aux victimes de la Shoah. J'ai changé quand j'ai lu à Tibéirine le testament bouleversant de frère Christian ». Il décide d'exploiter la situation à son avantage en utilisant les problèmes tels que le chômage, l'immigration et la moralité, ce afin d'apaiser et d'atténuer les inquiétudes, les préoccupation et les soucis de la population française quant à cela. Par exemple, il affirme que s'il serait réélu, il fera tout pour diminuer le taux de chômage. Il annonce qu'il est prêt à réviser la loi sur la subvention accordée aux chômeurs, laquelle sera soumise au référendum. Il a exprimé son refus de naturaliser les étrangers qui ne disposent pas de papiers légaux et certifiés. De plus, il affirme qu'il s'oppose au mariage entre homosexuels et entre lesbiennes et qu'il est contre l'euthanasie. En dehors de tout cela, lui-même et l'équipe chargée de sa campagne électorale, ils font la propagande et exaltent ses mérites ainsi que les « succès réels » qu'il a remportés ces dernières années dans son travail et son « courage » dans la réforme. Ils lancent le slogan « une France puissante » pour séduire les esprits et pour gagner les bonnes grâces du grand public. Ils déploient tous leurs efforts pour mettre en doute les expériences politiques de François Hollande pour gouverner le pays et pour régler ses affaires intérieures ainsi que sa capacité pour traiter les problèmes internationaux. En faisant et en réalisant tout cela, il lui serait possible alors de redresser la situation, de relever la cote de sa popularité et de regagner la faveur des électeurs.

Il faut attendre pour voir qui sera réellement le gagnant des élections présidentielles 2012 en France. Cependant pour n'importe quel candidat, tout en s'efforçant de rehausser son prestige et de s'assurer la confiance de la masse populaire, il serait également important et nécessaire pour lui de faire pleinement valoir les atouts dont il dispose dans la campagne électorale afin de créer et de dresser toutes sortes d'obstacles et de difficultés pour empêcher son adversaire de sortir vainqueur de l'affrontement, ce qui augmentera ses chances de battre celui-ci et de remporter l'élection.

(Ren Yaqiu)

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

Commentaire
Pour des informations complémentaires sur la désastreuse candidature de ce despote, qui n'...
Sarko veut une France puissante alors comment vont revenir les Francais d'afganisan alors ...
Nom d'utilisateur Anonyme  
  
  
  
Le Quotidien du Peuple en ligne recrute un(e) traducteur(trice) avec français langue maternelle
Sélection du Renminribao du 23 février
L'essor des relations sino-africaines surprend l'Occident
Des centaines de millions yuans pour former des animateurs d'émissions ?
L'euro fête ses dix ans : quel choix faut-il faire ?