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Français>>InternationalMise à jour 08.02.2012 16h49
Présidentielle française 2012 : les trois atouts féminins aux mains de Nicolas Sarkozy

A l'approche de l'élection présidentielle française 2012 s'effectuera du 22 avril au 6 mai prochains, c'est-à-dire plus de deux mois plus tard, un récent sondage effectué le 31 janvier montre que la cote de popularité de Nicolas Sarkozy est toujours en baisse alors que celle de son principal adversaire François Hollande dispose d'une avance considérable. Vu que la France vient de dire adieu à sa note 3A en raison de la dégradation continuelle de la situation économique du pays et que le taux de chômage a battu tous les records du passé en atteignant 9,9%, tout cela constitue des boulets rouges permettant aux adversaires politiques du Président français en exercice de lui adresser des attaques et des critiques sévères, impitoyables et virulentes, ce qui fait que celui-ci se trouve actuellement dans une situation extrêmement gênante, inconfortable et désagréable. Certains médias ont indiqué auparavant que pour redresser et inverser la situation défavorable de sa campagne électorale afin qu'elle tourne à son avantage, Nicolas Sarkozy détient dans ses mains trois « atouts féminins ».

Alors, quels sont au juste les trois atouts qui pourraient jouer en sa faveur ?

L'institut de sondage d'opinion CSA a procédé dernièrement à une enquête qui montre que Nicolas Sarkozy est en France le Président en exercice dont la cote de popularité est la plus basse et qu'en décembre dernier, seulement un peu plus de trois Français sur dix (plus exactement 38%) souhaitent voter pour lui, tandis que ses prédécesseurs, dont Jacques Chirac, François Mitterrand et Valéry Giscard d'Estaing, avaient obtenu à ce même moment une cote de popularité dépassant 50%. D'autre part, pour ce qui est de l'intention de vote des électeurs, Nicolas Sarkozy est également à la queue des présidents français en exercice. Le sondage indique qu'au premier de l'élection, l'intention de vote en sa faveur se situerait entre 24% à 26% et qu'il est fort possible qu'il serait éliminé au deuxième tour. Un autre problème c'est le taux de chômage le plus élevé, car pour tous ses prédécesseurs, leur situation a été meilleure quant à la création d'emplois. Enfin, la situation économique actuelle du pays fait que la masse populaire française se sente déprimée, est inquiète pour son avenir et est beaucoup plus pessimiste par rapport à vingt ans auparavant : 55% des Français prévoient une baisse de leur pouvoir d'achat. Il est fort possible que ces inquiétudes, ces préoccupations et ces soucis se transformeront par la suite en un vote punitif à l'encontre du Président en exercice Nicolas Sarkozy.

De récents reportages indiquent que Nicolas Sarkozy, en tant que président en exercice le plus mal vu de la cinquième République française, s'il pense vraiment à être réélu et à être reconduit dans ses fonctions, il doit alors changer sa politique électorale en se dissimulant pour faire jouer en sa faveur trois cartes qui pourraient peut-être lui faire gagner la partie. L'heureux hasard veut que ces trois cartes soient sans exception des QUEEN, c'est-à-dire trois femmes qui constituent pour lui des atouts non négligeables qui pourraient lui porter chance et lui permettre de réussir.

L'un de ces atouts dont dispose Nicolas Sarkozy vient d'un de ses adversaires de la Présidentielle 2012, c'est-à-dire Marine Le Pen, Présidente du Front national, lequel est un parti de l'extrême droite. Pour le moment, ses principaux adversaires sont respectivement le candidat de la gauche François Hollande du Parti socialiste et la candidate de l'extrême droite Marine Le Pen du Front national. Selon les sondages effectués jusqu'ici, il sera fort possible que François Hollande et Nicolas Sarkozy parviennent au deuxième tour de la campagne électorale présidentielle et à ce moment-là, l'intention de vote favorable au Front national (20%) jouera alors un certain rôle en faveur de l'un des candidats qui reste en lice.

La deuxième QUEEN viendra des siens de Sarkozy, c'est-à-dire de son épouse et de sa fille, et certains mêmes des médias français appellent déjà l'enfant du Président « nourrisson 5% », ce qui laisse entendre que sa naissance amène à son père une cote de popularité de 5%. Il est à peu près certain que la sentimentalité produira son effet dans la prochaine campagne électorale en France et il sera possible que l'image de Carla Bruni portant son bébé dans ses bras devienne un véritable atout qui jouera en faveur du Président sortant.

La troisième QUEEN qui vient de l'extérieur est la chancelière allemande Angela Merkel. Des médias internationaux ont évoqué la parfaite entente et l'accord tacite entre la France et l'Allemagne en vue de régler en 2011 la crise de la dette en Europe et leur ont donné le nom de « Merkozy ». Suite à la dégradation de la note triple A de la France, la notation du secteur financier français risque également d'être dégradée. Pour faire face à ce risque, les banques françaises font appel à la Banque centrale européenne en lui demandant de leur accorder des prêts. A cet effet, l'Allemagne joue le rôle important de « sauveur » et tout le monde attend pour voir la continuation du mode de coopération « Merkozy », ce qui constitue pour Nicolas Sarkozy une note ajoutée à son succès diplomatique. C'est pourquoi même à ce moment où la réélection de ce dernier rencontrent des obstacles et paraît quelque peu impossible, il est toujours considéré comme un « animal d'élection » qui dispose encore de trois atouts qui pourraient, à un certain moment, l'aider à renverser la situation et à gagner peut-être la partie.

François Hollande est-il vraiment sûr de sa victoire ?

Vu de l'ensemble, la campagne électorale présidentielle française se trouve actuellement dans une situation de confrontation tripartite. Pour Tian Dewen, chercheur à l'Institut d'études sur l'Europe de l'Académie des Sciences sociales de Chine, il croit que la balance se penche en faveur du candidat de la gauche François Hollande du Parti socialiste.

Il indique que dans la course à la Présidence française, le Parti socialiste est mené par François Hollande, vétéran du PS et son Premier secrétaire de 1997 à 2008. Du côté du Front national de l'extrême droite, son fondateur et son ancien Président Jean-Marie Le Pen pousse en avant sa fille Marine Le Pen pour qu'elle soit candidate. Selon les sondages et compte tenu de la situation actuelle du pays, il est à peu près certain que François Hollande remporte le premier tour du scrutin. D'après les dernières statistiques établies sur les intentions de vote au premier tour, les écarts se creusent entre François Hollande (34%) et Nicolas Sarkozy (26%) qui, lui-même, devance très largement ses poursuivants, mettant Marine Le Pen à 10 points (16%) et François Bayrou à 12 (14%). Comparaison faite avec le premier tour de la campagne électorale présidentielle 2007, la position de la droite et de la gauche connaît un changement réciproque, alors que celle de l'extrême droite demeure inchangée. Vu dans ce contexte-là, il semble que l'UMP (Union pour un mouvement populaire) menée par Nicolas Sarkozy ne se trouve pas dans une situation tellement confortable, qu'elle a des difficultés pour remporter la victoire dans la course présidentielle et que son avenir électorale est plutôt incertain et sombre.

Tian Dewen croit que pour Nicolas Sarkozy, il dispose effectivement de cartes en ses mains, mais celles-ci ne sont pas tellement sûrs et efficaces. Bien sûr qu'il dispose de certains atouts, mais pour qu'il soit réélu et reconduit dans ses fonctions, l'essentiel pour lui est de faire en sorte d'indiquer et d'amener au peuple français une nouvelle feuille de route du développement économique du pays ou bien il lui faut un nouveau menu politique. La situation en France continue sans cesse de se dégrader, c'est pourquoi il est tout à fait naturel que les électeurs exigent des changements. Quant à Nicolas Sarkozy, il n'a pas pu jusqu'ici apporter au peuple français quelque chose qui le satisfait. Tout le monde est au courant que pour faire face à la crise de la dette qui ravage l'Europe, les deux dirigeants français et allemands, c'est-à-dire Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, ont resserrer leurs liens pour coopérer et travailler ensemble, toutefois en réalité, les deux dirigeants ont pas mal de divergences de vues sur le choix de mesures politiques. D'autre part, les relations franco-anglaises ne sont pas tellement harmonieuses et il existe des difficultés entre les deux pays. Pour ce qui est des relations extérieures, Nicolas Sarkozy ne dispose en réalité pas beaucoup de « cartes qui lui permettent de jouer et de gagner la faveur des électeurs ». Dans le cas où Marine Le Pen serait éliminée au premier tour, ses partisans et les électeurs qui lui ont accordé la confiance voudront-ils se tourner vers Nicolas Sarkozy pour l'élire ? Cela est une question difficile à répondre, car la plupart des partisans du Front national sont des nationalistes ardents qui pratiquent la xénophobie et le chauvinisme, alors que celui-ci est un fervent européaniste qui applique des mesures politiques qui pourraient n'être pas du goût de ces gens-là. Bien sûr qu'il y a encore un certain temps d'ici la campagne électorale, c'est pourquoi tout est dans l'incertitude et dans l'éventualité et l'on ne peut rien affirmer.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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