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Français>>InternationalMise à jour 07.02.2012 07h56
La Turquie et le Qatar opposés à toute frappe militaire contre l'Iran

Des ministres de la Turquie et du Qatar ont rejeté dimanche une proposition d'attaquer l'Iran pour contrer son programme nucléaire, estimant qu'une guerre ne pourrait mener qu'au chaos dans la région, et ils ont appelé toutes les parties à s'engager dans un dialogue sérieux.

Lors de discussions à la 48e Conférence de la sécurité à Munich, le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu a souligné que la pire option pour résoudre la question nucléaire iranienne serait celle d'actions militaires tandis que la meilleure solution était celle du dialogue et des contacts diplomatiques.

"Une option militaire serait une catastrophe pour notre région, donc avant cette catastrophe, tout le monde doit prendre au sérieux les négociations", a-t-il indiqué.

"S'il y a une forte volonté politique et que la confiance mutuelle est établie, cette question pourrait être résolue en quelques jours", a-t-il ajouté.

Partageant le même avis, le ministre qatari chargé de la Coopération internationale, Khaled al-Attiyah, a lui aussi déclaré, en s'adressant aux responsables chargés de la sécurité et aux diplomates de haut rang européens et américains qui constituaient l'essentiel du public présent, que des frappes militaires n'étaient pas une solution, d'après ses propres expériences dans cette région.

Selon lui, "renforcer l'embargo sur l'Iran ne fera qu'aggraver la situation. Je pense que nous devons dialoguer. [...] Nos alliés et amis en Occident doivent entamer un dialogue sérieux avec les Iraniens pour sortir de ce dilemme."

En janvier, les Etats-Unis et l'Union européenne ont imposé des sanctions à l'encontre de l'Iran qui sont les plus dures à avoir encore jamais été prises. Ils demandent plus de transparence sur le programme nucléaire iranien, qu'ils considèrent comme une couverture pour la fabrication d'armes nucléaires, des allégations que l'Iran a toujours catégoriquement démenties.

Samedi, également lors de la conférence de Munich, le ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle a indiqué que l'"Europe n'est pas disposée à permettre un Iran avec des armes nucléaires", estimant qu'"un Iran avec des armes nucléaires n'est pas seulement un danger pour la sécurité de la région, mais aussi un danger pour le monde entier".

L'Europe est vigilante sur une éventuelle escalade sur cette question, a-t-il ajouté.

Le but de l'Union européenne consiste à "éviter un conflit militaire", a-t-il poursuivi.

Dimanche, le commandant des forces terrestres du Corps des Gardiens de la révolution islamique, le général Mohammad Pakpour, a indiqué à la chaîne de télévision iranienne Press TV que l'Iran ne serait jamais l'initiateur d'aucune guerre, mais que sa réponse à toute menace ou agression serait écrasante.

Par ailleurs, le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali-Akbar Salehi, a déclaré que Téhéran se préparait à contrer tous les projets de l'Occident visant à accentuer la pression sur la république islamique.

Source: xinhua

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