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Français>>InternationalMise à jour 11.01.2012 16h24
Les cinq principaux facteurs qui pèsent sur le développement économique mondial

La croissance économique mondiale s'est ralentie sensiblement en 2011 du fait des effets de la crise de la dette souveraine qui a sérieusement frappé l'Europe et il est prévu que cette année cette crise continuera à s'étendre et à s'aggraver dans la région et dans les autres pays développés. Bien qu'il ne soit guère possible que l'économie mondiale connaisse un « deuxième déclin », toutefois la situation s'enfoncera plus en avant dans l'incertain et dans l'incertitude.

La tournure de la situation de la crise de la dette dépend en grande partie de la volonté politique de l'Europe à l'égard de l'intégration. Face à la perspective d'avenir de l'intégration européenne, ce ne serait que dans le cas où la situation se dégrade et s'empire au point où « l'on serait obligé de reculer si l'on avance pas » qu'il serait possible que les dirigeants et les masses populaires de l'Europe se décideraient à entreprendre la réforme. Un pas important a été fait en avant ces derniers temps du fait du changement de gouvernement en Grèce et en Italie et de la prise de position du Sommet de l'UE au sujet de l'unification financière. Pourvu que la volonté politique soit assez forte et assez ferme, il serait possible alors pour l'Europe de chercher et de trouver une issue qui lui permettrait de sortir de l'impasse et de se débarrasser de la crise de la dette et la possibilité de la désagrégation de l'euro se dissiperait avec.

La réalité pour la plupart des pays européen c'est qu'il sera fort possible que leur économie continue à connaître la croissance négative du fait que le risque de la crise de la dette ne soit pas complètement disparu. Comparaison faite avec les Etats-Unis, la situation est meilleure pour ces derniers. D'un côté, le gouvernement américain dispose de plusieurs « atouts » pour faire face au problème de la dette souveraine. De l'autre côté, des indices montrent que pour le marché immobilier américain, son problème commence à atteindre le fond. Quant au Japon, son économie se redresse assez rapidement grâce à la reconstruction post-séisme et il est prévu que la croissance de celle-ci sera plus rapide par rapport à l'année dernière.

Comparaison faite avec les pays développés, les économies émergentes continueront à maintenir une croissance relativement rapide et elles poursuivront leur rôle de moteur dans la croissance économique mondiale. Cependant, le marasme économique des pays développés constitue un fardeau pour celles-ci qui seront alors obligés de chercher l'équilibre entre la croissance et l'inflation. Après l'éclatement de la crise financière internationale, les économies émergentes ont pu rapidement réalisé leur redressement économiques grâce à l'intervention gouvernementale d'une grande envergure, mais cela leur a coûté cher : l'inflation et la surchauffe économique. Puis, dans la situation où le problème de l'inflation n'ait pas encore complètement réglé, elles ont été obligées une fois de plus d'assouplir leur politique économique pour faire face à la crise de la dette souveraine qui a éclaté dans les pays développés. Cette situation difficile caractérisée par la surchauffe intérieure et la froideur extérieure fait que les économies émergentes doivent en même temps faire des efforts en vue de promouvoir la croissance et d'empêcher la réapparition de l'inflation.

Il serait possible que la circulation des capitaux internationaux fait marche arrière et va dans le sens contraire, alors que ceux-ci quittent les économies émergentes pour retourner aux pays développés. Celles-ci avaient gagné la faveur des capitaux internationaux depuis de longues années, mais cette situation a commencé à connaître certain changement à partir de la deuxième moitié de l'année 2011 et ces capitaux se détournent des économies émergentes pour faire le retour dans les pays développés et surtout aux Etats-Unis. D'un côté, ce retour traduit probablement à court terme la préférence des fonds internationaux qui veulent à tout prix échapper au risque. De l'autre côté, deux facteurs à moyen et à long terme méritent d'être évoqués : Primo, pour faire face à la crise de la dette souveraine, les institutions financières des pays développés appliquent la méthode « anti-levier », ce qui constitue une demande continuelle pour le retour des capitaux, alors que dans ces pays-là, le gouvernement déploie beaucoup d'efforts en vue du retour de ces capitaux. Par exemple aux Etats-Unis, il est appliqué à l'égard des capitaux de retour une politique fiscale préférentielle ; Secundo, pour les économies émergentes, le risque de bulle augmente sensiblement pour leurs marché de capitaux. Le risque de surchauffe économique et de bulle de biens capitaux commence à changer l'attente des investisseurs. Une fois que le retour de la circulation des capitaux internationaux devienne une réalité, il serait fort possible que le système financier des entités économiques émergentes rencontre de nouvelles difficultés.

Pour les produits et les marchandises en grande quantité, leurs prix fluctueront probablement à un niveau supérieur. Les principaux facteurs qui influencent ces prix ce sont la croissance économique ainsi que les liquidités mondiales. Logiquement parlant, le ralentissement de la croissance économique mondiale devrait diminuer la demande en articles et en produits de grande quantité. Toutefois, en tant que moteurs de l'économie mondiale, les économies émergentes ont pris des mesures en vue de stimuler la croissance économique, ce qui permettra de contrebalancer et de neutraliser les effets du ralentissement de l'économies des pays développés et de l'économie mondiale. Et il ne faut pas oublier que parallèlement, un assez grand nombre de pays sont en train d'appliquer une nouvelle fois la politique de stimulation économique. Dans le contexte de l'injection continuelle de liquidités, on ne doit pas compter trop sur la baisse sensible des prix des articles en grande quantité.

Le risque à court terme de la crise de la dette souveraine ne peut devenir une menace réelle en 2012. La chose la plus inquiétante et la plus préoccupante pour nous c'est le risque à long et à moyen terme de la crise de la dette souveraine.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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