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Français>>InternationalMise à jour 23.12.2011 09h27
La Turquie annonce des sanctions contre la France après l'adoption de la loi arménienne

La Turquie a annoncé jeudi une série de sanctions contre la France après que celle-ci a adopté une loi criminalisant le dénie de génocide, qui comprend l'assassinat d'Arméniens en 1915 par les Turcs Ottomans.

La Turquie annule toutes les réunions économique, politique et militaire avec la France à cause de cette loi, a déclaré le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan lors d'une conférence de presse à Ankaraa.

Il a ajouté que la Turquie a aussi décidé d'annuler l'autorisation donnée aux avions militaires français d'atterrir et aux navires de guerre d'amarrer en Turquie.

Malgré les fortes protestations de la part de la Turquie, les députés français de l'Assemblée nationale, Chambre basse du parlement, ont voté à une écrasante majorité en faveur de ce projet de loi, qui sera débattu l'année prochaine au Sénat. Cette loi stipule que le déni du "génocide arménien" en France est un crime puni d'un an d'emprisonnement et d'une amende de 45.000 euros (58.950 dollars américains).

La Turquie met fin à "toutes les consultations politiques, activités militaires et manoeuvres conjointes" en réponse à l'approbation française du projet de loi, qui prévoit des peines pénales et des amendes pour ceux qui refusent de reconnaître le massacre des Arméniens en 1915 comme "génocide" en France, a déclaré M. Erdogan.

Un groupe de manifestants turcs se sont rassemblés jeudi devant l'ambassade de France à Ankara pour protester contre l'approbation du projet de loi, selon Anatolia, l'agence de presse semi-officielle.

Les manifestants brandissaient des banderoles sur lesquels on pouvait lire "ça suffit la France!. Nous n'avons pas commis de génocide, mais nous avons défendu notre patrie".

Un manifestant nommé Bulent Esinoglu a été cité comme disant que "la décision française impliquait que la Turquie est une meurtrière.

Entre temps, le président de la Confédération turque des commerçants et artisans (TESK) Bendevi Palandoken a déclaré jeudi qu'ils condamne fermement le projet de loi. "Nous enlevons tous les produits français de nos étagères", a déclaré Palandoken.

Le principal parti d'opposition, le Parti Républicain du Peuple, a également publié une condamnation sur le projet de loi, disant que ses membres suivaient de très près les développements concernant le projet de loi.

En janvier 2001, le parlement français avait adopté une loi reconnaissant le "génocide arménien". En 2006, l'Assemblée nationale française a approuvé une résolution criminalisant le déli du soi-disant "génocide arménien", mais la résolution n'a pas été adoptée au Sénat.

La Turquie et l'Arménie n'ont pas entretenu des relations diplomatiques ou économiques, depuis que l'Arménie a déclaré son indépendance en 1991. Les deux pays ont été enlisés dans un conflit pendant la Première Guerre mondiale sur les décès des Arméniens sous la domination ottomane. L'Arménie affirme que les décès sont survenus dans un "génocide", mais la Turquie nie l'accusation et insiste sur le fait que les Arméniens ont été victimes d'un chaos généralisé et d'un effondrement gouvernemental comme l'Empire ottoman s'est effondré avant la création de la Turquie moderne.

Source: xinhua

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