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Français>>InternationalMise à jour 21.12.2011 16h41
Vers une année 2012 pas si stable...

2011 n'a pas été une année de tout repos, c'est le moins que l'on puisse dire... alors comment sera le monde en 2012 ? Et comment les problèmes du monde pourront-ils être résolus ? Un rapport, intitulé « Vers un système mondial stable », préparé par l'Institut de Relations Internationales Modernes, de l'Université Tsinghua, essaie de répondre à ces questions. En voici quelques extraits :

Peut-être que 2011 peut-être mieux décrite comme une année de troubles et de chaos. Avec la crise mondiale qui est sortie du secteur financier et des sphères politique et sociale, les troubles sociaux ont d'abord surgi au Moyen-Orient et en Afrique du Nord avant de toucher des pays développés comme l'Espagne, la Grèce, Israel et la Grande-Bretagne. Même les Etats-Unis n'ont pu échapper à cette vague montante de troubles sociaux, comme l'a montré le mouvement « Occupy Wall Street ».

Hélas, 2012 risque d'être encore plus tumultueuse que 2011. En tant que plus grande économie du monde, les Etats-Unis n'ont pas été en mesure de connaître une reprise, du fait de la pression causée par de forts déficits, un fort taux de chômage et une faible croissance, et ils s'avancent vers la récession.

La situation est pire encore en Europe, où la crise de la dette s'est approfondie. Incapables de résoudre leurs propres problèmes et pris dans la crise de la dette, certains pays de l'Union Européenne se tournent vers leurs voisin riches et certaines institutions pour y trouver du secours. Mais l'UE n'a pas réussi à trouver une solution à long terme à ce problème, affaiblissant les espoirs de surmonter cette situation difficile. Par exemple, en tant que plus grande économie de la Zone Euro, l'Allemagne pourrait aider les pays de l'UE englués dans la crise à s'en sortir, mais elle ne semble pas particulièrement disposée à désserrer les cordons de sa bourse.

Les frictions politiques entre des puissances majeures risquent de s'intensifier davantage encore l'année prochaine. De nombreuses puissances mondiales majeures comme les Etats-Unis, la Russie et la France vont connaître des élections générales en 2012, tandis que le Japon va probablement continuer dans son habitude de changer de premier ministre. Les leaders de la génération suivante ont déjà pris le pouvoir en Corée du Nord, tandis que la Chine aura de nouveaux dirigeants l'année prochaine aussi.

Pour obtenir davantage de soutien, les dirigeants politiques vont sans doute se concentrer davantage sur les affaires intérieures plutôt que sur les affaires internationales et leurs visites mutuelles dans les pays des autres vont diminuer, ce qui risque de ne pas être utile pour résoudre les conflits.

Qui plus est, les leaders politiques pourraient aussi adopter des politiques étrangères plus dures pour plaire à leurs électeurs, comme on a déjà pu le voir lors d'élections passées. Par exemple, pour gagner les élections de 2012, le Président américain Barack Obama pourrait recourir à des politiques économiques plus fortes à l'encontre de la Chine en intensifiant les conflits au sujet de la sécurité en Asie de l'Est, les taux de change, les déséquilibres commerciaux et l'ouverture des marchés financiers.

Il est aussi possible qu'il y ait un clash entre les Etats-Unis et la Russie sur la démocratie, la stabilité stratégique et les problèmes du Moyen-Orient, et la Corée du Nord et la Corée du Sud pourraient s'aggresser politiquement mutuellement du fait d'un changement de dirigeants. Quant au Japon, le Gouvernement, dans l'espoir de gagner du soutien dans la population, il pourrait non seulement s'opposer à la Chine sur des questions historiques, mais aussi intensifier des conflits territoriaux avec la Chine, la Russie et la Corée du Sud. Et des tensions pourraient aussi renaître dans le Détroit de Taiwan si le Parti Démocratique Progressiste remporte les élections dans l'île.

A part ces tensions mondiales, il est probable que nous connaîtrons aussi davantage de conflits armés pour des problèmes intérieurs, qui pourraient devenir graves et s'étendre aux pays voisins à cause d'une intervention étrangère.

C'est d'ailleurs précisément ce qui est arrivé au Moye-Orient et en Afrique du Nord au début de cette année, où les troubles sociaux ont conduit à une intervention étrangère, des conflits armés graves et des guerres civiles. La paix et l'ordre n'ont pas été rétablis dans aucun des pays concernés. En Libye, par exemple, les contradictions entre les forces qui se sont unies pour chasser Mouammar Kadhafi n'ont pas encore été résolues, et cela risque de se transformer aisément en un nouveau conflit. Et en Egypte, les protestations continues après que l'ordre ait été rétabli brièvement pourraient fort bien s'aggraver en 2012.
Les pays développés peuvent bien être exempts de conflits armés, mais les protestations contre les disparités économiques et sociales peuvent devenir violentes. En fait, les troubles sociaux pourraient devenir violents dans n'importe quel pays, développé ou autre.

C'est pourquoi il est important que, en tant que deuxième plus grande économie du monde et puissance émergente, la Chine joue un rôle sur la scène mondiale à la mesure de sa puissance et de son influence. Il est temps pour la Chine de modifier sa politique étrangère et de prendre les mesures nécessaires pour faire avancer les réformes de la gouvernance mondiale afin d'établir un ordre nouveau.

La Chine devrait encourager le principe de « « consistence des droits et responsabilités » en tant que principe le plus important pour réformer les institutions internationales et les rendre efficaces. En accord avec ce principe, la Chine se doit d'assumer les responsabilités et jouir des droits correspondant à son statut émergent. Beijing n'est pas opposé au fait que des Etats plus puissants prennent la tête dans certains domaines, mais elle ne doit pas refuser d'assumer plus de responsabilités internationales dans les domaines où elle a un avantage.

Qui plus est, Beijing devrait s'attacher à réduire les tensions dans la coopération internationale autant que possible. Quand la communauté internationale intervient dans les troubles sociaux qui ont lieu dans certains Etats, la communauté internationale devrait au moins obéir au principe selon lequel elle ne devrait pas renverser les gouvernements en fournissant un soutien militaire aux opposants. Faute de quoi la crise risque de dégénérer et même de conduire à la guerre.

Le dernier principe qu'elle devrait suivre est d'éviter la politisation des conflits économiques, ce qui est particulièrement important en ces temps de crise mondiale. En résolvant les problèmes économiques, elle devrait aussi s'assurer que la communauté internationale se concentre sur les solutions, plutôt que de faire des reproches à l'une ou l'autre partie, afin d'éviter que les conflits internationaux ne s'aggravent.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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