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Français>>InternationalMise à jour 16.12.2011 08h14
Le gouvernement français minimise la portée d'une éventuelle perte du triple A

Le gouvernement français a entrepris de minimiser la portée d'une éventuelle perte du triple A de la note financière française, en multipliant, depuis le début de semaine, les interventions et réactions médiatiques rassurantes à ce sujet.

De fait, le Premier ministre François Fillon a souligné l'importance de "la trajectoire politiquement structurée et budgétairement rigoureuse que l'Europe, que la France, ont décidé d'adopter", dénonçant la "logique" des agences de notation et "leur jugement d'un jour".

En déplacement au Brésil, M. Fillon a toutefois reconnu que, la crise n'étant pas finie, la France aura probablement "encore à affronter des secousses".

Le 5 décembre dernier, l'agence de notation américaine Standard& Poor's a, en effet, mis la note de la France sous "surveillance négative", en même temps que celle de quatorze autres pays membres de la zone euro, y compris l'Allemagne.

Face à cette menace d'une dégradation imminente, les membres du gouvernement français se sont efforcés d'en relativiser les effets.

La perte du triple A ne serait pas "insurmontable" pour la France, avait notamment affirmé lundi le président français Nicolas Sarkozy. Dans une interview accordée au journal français Le Monde, il s'était montré confiant.

Tout en rappelant que les agences de notation avaient, pour le moment, maintenu le triple A, le président français avait envisagé, sans alarmisme, l'hypothèse d'une dégradation de la note de l' Hexagone. "Si (les agences de notation) devaient nous retirer (le triple A) , nous affronterions cette situation avec sang-froid et calme", a- t-il affirmé, avant d'ajouter que "ce serait une difficulté de plus, mais pas insurmontable". Cet appel à la sérénité a été relayé par plusieurs membres du gouvernement. La ministre française de l'écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, s'est ainsi exprimée à cet égard, dans un entretien accordé jeudi à la radio France Info. Admettant qu'un abaissement de la note financière française serait un "inconvénient en plus", Mme Kosciusko-Morizet a fait référence aux Etats-Unis, dont la note avait été abaissée d'un cran en août dernier, pour montrer que l'on "pouvait vivre avec" et que "l'économie continuait à tourner".

De son côté, le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a déclaré mercredi, dans une interview au journal économique français Les Echos, qu'une perte du triple A "ne serait pas un cataclysme".

Quant à la ministre du budget et porte-parole du gouvernement, Valérie Pécresse, elle a martelé mercredi, lors du compte-rendu du conseil des ministres, que la France était "une valeur sûre", soulignant que ses "fondamentaux économiques" étaient "bons".

Source: xinhua

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