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Français>>InternationalMise à jour 27.11.2011 13h07
Syrie : avec le début des sanctions occidentales, la vie devient difficile (REPORTAGE)

Les hauts responsables syriens n'ont cessé de faire des déclarations apaisantes au cours des deux dernières semaines, affirmant que la crise qui couve dans tout le pays allait prendre fin dans quelques jours.

Toutefois, aucune sortie de crise ne se profile encore à l'horizon, et certains signes tendent à indiquer que les sanctions européennes et américaines commencent à avoir un impact sur la vie des Syriens ordinaires, sans pour autant affecter le président syrien et son entourage.

Les Syriens, qui ont déjà fait face à plusieurs crises économiques dans le passé, commencent tout juste à s'habituer au développement social et économique qui a durant les dix dernières années accompagné la transformation progressive de l'économie socialiste syrienne en un marché plus ouvert.

La crise économique qui menace maintenant la Syrie pourrait en conséquence constituer un véritable défi pour la plupart des Syriens, après une ère de prospérité qui a vu appaître une abondance de biens de consommation et de produits de luxe.

Il y a dix ans, il n'était pas rare de voir des Syriens faire la queue avec des seaux de couleurs différentes devant un centre de distribution d'essence. Mais une telle scène est devenue presque inexistante au cours des dernières années.

Ce désagréable spectacle vient malheureusement de réapparaître dans le pays, et les Syriens ont commencé à sentir l'effet des sanctions que l'Union européenne et les Etats-Unis ont implémentées à l'encontre de la Syrie. Ces sanctions affirment avoir pour but de mettre un terme à la répression sanglante du gouvernement contre les manifestants qui sont descendus dans les rues il y a plus de huit mois, d'abord pour demander des réformes, et plus tard pour appeler à la fin du régime syrien.

Les Syriens se plaignent, en particulier dans les banlieues de Damas, de la pénurie d'essence, indispensable au chauffage en hiver, et du gaz de cuisine.

Hamad Marouf, un homme de 46 ans, a déclaré à Xinhua que faire la queue pour obtenir de l'essence était devenu l'un de ses pires cauchemars. Pour sa part, Abou Ali, un moustachu de 65 ans, est venu avec sept seaux ; il a déclaré à Xinhua qu'il possédait sept maisons et qu'il avait besoin d'un seau par maison.

Certains responsables syriens ont affirmé que la pénurie de gaz de cuisine était le fait de certains distributeurs sans scrupules, qui cachaient leur réserve de gaz pour faire monter les prix et tirer profit de la crise.

La semaine dernière, le ministre syrien du Pétrole Sufian Allaw a assuré que la crise du gaz en Syrie prendrait fin dans quatre jours, rejetant le blâme sur des groupes armés qui auraient menacé d'attaquer les transports de gaz entre la ville côtière de Baniyas et la périphérie de Damas.

Au cours d'une interview diffusée par la télévision syrienne, le ministre a confirmé que deux trains de marchandises transportant du gaz étaient arrivés à Adra durant les deux derniers jours, pour répondre aux besoins en gaz de Damas, de sa banlieue et de Quneitra, à 67 km au sud de Damas.

Il a de plus fait savoir que le ministère syrien du Pétrole avait augmenté la production nationale de gaz, atteignant son niveau maximum avec 63 000 à 65 000 bouteilles de gaz par jour.

Mardi dernier, le cabinet syrien a été convoqué pour discuter de la pénurie d'essence, afin de trouver des "solutions radicales" à la crise, selon l'agence de presse officielle syrienne. Un certain nombre de solutions ont été proposées, mais aucune n'a pour l'instant été mise en oeuvre.

En septembre, l'Union européenne a imposé un embargo sur le pétrole brut en provenance de Syrie et a interdit aux entreprises européennes de se livrer à de nouveaux investissements dans l'industrie pétrolière syrienne.

La Syrie produit quelques 350 000 barils de pétrole et 13,5 mètres cubes de gaz naturel par jour. Mais sa consommation quotidienne est en réalité bien plus élevée, et la Syrie complète d'ordinaire ses réserves en important du gaz égyptien.

Selon le ministre syrien de l'Economie Mohamad Nedal Alchaar, le pays fait face à "la pire crise dans l'histoire récente de la Syrie".

La crise pourrait encore s'aggraver, si les pays arabes mettent à exécution leurs menaces de sanctions contre la Syrie ; ces sanctions font suite à l' échec présumé du gouvernement syrien à appliquer le plan de sortie de crise recommandé par la Ligue arabe.

Source: xinhua

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