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Français>>InternationalMise à jour 23.11.2011 17h16
Iran: les sanctions occidentales servent à la "guerre psychologique et de propagande" (PAPIER GENERAL)

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Ramin Mehmanparast, a déclaré mardi que les dernières sanctions occidentales contre l'Iran servaient à la guerre psychologique et de propagande.

La dernière démarche prise par certains pays occidentaux à l'encontre de Téhéran montre leur hostilité vis-à-vis de la nation iranienne et représente "un acte futile", a déclaré le porte-parole lors de la conférence de presse hebdomadaire.

Lundi, les Etats-Unis et leurs alliés britannique et canadien ont annoncé de nouvelles sanctions contre l'Iran, suite à un rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) qui a exprimé ses inquiétudes sur le programme nucléaire controversé de Téhéran.

"Tout le monde sait que nos échanges commerciaux avec les Etats-Unis et le Royaume-Uni sont à leur niveau le plus bas", a déclaré M. Mehmanparast.

Parallèlement, l'Iran a augmenté ses relations commerciales avec d'autres pays et le volume des échanges commerciaux entre l'Iran et d'autres pays affiche une hausse de 36 % ces douze derniers mois par rapport à la même période de l'année dernière, a-t-il ajouté.

"Pour nos nations, les sanctions occidentales sont condamnées et stériles", a affirmé le porte-parole.

La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, a annoncé lundi à Washington que le président Barack Obama avait signé un ordre exécutif qui vise spécifiquement pour la première fois l'industrie pétrochimique iranienne, et élargit également les sanctions contre le pétrole et le gaz iraniens.

Tout comme Mme Clinton, le secrétaire américain au Trésor, Timothy Geithner, a averti les institutions financières du monde entier des risques sérieux de "faire des affaires avec l'Iran".

Mme Clinton a qualifié les nouvelles sanctions d'"augmentation significative des pressions sur l'Iran, sur ses sources de revenus et sur ses activités illégales".

Par ailleurs, la Grande-Bretagne a durci lundi tous les liens avec les banques iraniennes dans le cadre des nouvelles sanctions financières britanniques contre Téhéran.

Depuis 15h00 GMT lundi, toutes les institutions financières et de crédit de Grande-Bretagne doivent rompre leurs relations et transactions financières et commerciales avec toutes les banques iraniennes, y compris la Banque centrale d'Iran, et leurs branches et filiales.

C'est la première fois que la Grande-Bretagne détache tout le secteur bancaire d'un pays de ses affaires financières.

D'après un communiqué du Trésor britannique, les banques iraniennes ont joué un rôle crucial dans la fourniture de services financiers aux individus et entités concernés par les programmes de missiles balistiques et nucléaires iraniens.

Les nouvelles sanctions du Canada contre l'Iran, annoncées par le ministre des Affaires étrangères, John Baird, interdisent les transactions financières avec l'Iran, sous réserve de certaines exceptions; allongent la liste des biens interdits afin d'y inclure toutes les marchandises utilisées dans l'industrie pétrochimique, pétrolière et gazière d'Iran; modifient la liste des biens interdits pour y inclure des marchandises supplémentaires qui pourraient être utilisées dans le programme nucléaire iranien.

Le Canada a également ajouté de nouveaux individus et entités à la liste des personnes désignées sous les sanctions, et a retiré certaines entités ne représentant plus de problèmes de prolifération.

En juin dernier, le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté une résolution imposant un quatrième cycle de sanctions contre l'Iran. Juste après, les Etats-Unis, l'Union européenne, le Japon, la Corée du Sud, le Canada et plusieurs autres pays ont également adopté des sanctions unilatérales contre Téhéran. D'importants investissements étrangers ont quitté le pays après l'application de ces sanctions.

Mehdi Ghazanfari, ministre iranien de l'Industrie, de la Mine et du Commerce, a déclaré lundi que les sanctions occidentales contre l'Iran avaient un double impact et sont une stratégie où tout le monde est perdant.

Répondant à la question d'un journaliste concernant l'impact des sanctions américaines potentielles contre l'Iran, surtout dans le secteur de l'énergie, M. Ghazanfari a déclaré qu'il s'agissait d'une stratégie perdant-perdant, à savoir que l'Iran subira des pressions, les résultats de ces sanctions coûteront chers au pays et le transfert d'argent sera encore plus compliqué.

Adopter des sanctions ne sera pas bon pour les occidentaux, et nuiront aussi à leurs intérêts, selon M. Ghazanfari.

S'ils n'investissent pas dans le secteur iranien de l'énergie, ils perdront le marché iranien de l'industrie énergétique pendant au moins 20 ans, a déclaré le ministre iranien, ajoutant que face aux sanctions des pays occidentaux, l'Iran pensera à d'autres substituts.

Il y a d'autres moyens de coopérer et d'investir, et il y a plusieurs moyens pour l'Iran de se connecter au monde, a-t-il indiqué, ajoutant que les producteurs et investisseurs locaux peuvent intervenir et entraver l'impact des sanctions.

Lundi, M. Ghazanfari a déclaré que les sanctions ne feront que créer de la distance entre les parties et n'aideront pas à gérer les problèmes, ajoutant qu'il serait préférable de penser à des moyens raisonnables et logiques pour résoudre les problèmes.

Source: xinhua

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