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Français>>InternationalMise à jour 03.11.2011 08h15
Le Premier ministre grec insiste sur la tenue d'un référendum sur le plan d'aide de l'UE, en dépit des dissensions politiques

Malgré les dissension internes qui agitent son administration, le Premier ministre grec George Papandreou a confirmé mardi soir qu'il avait l'intention de soumettre le plan européen de sauvetage de la Grèce, approuvé récemment par l'Union européenne (UE), à un référendum national en début d'année prochaine.

"Nous ne reviendrons pas sur ce projet. L'organisation de référendums est une promesse que nous avons faite au peuple avant les élections. Tout se décidera vendredi", a déclaré M. Papandreou au cours d'une réunion de son cabinet, cité par l'agence de presse grecque AMNA.

Le chef du gouvernement grec fait référence au vote de confiance prévu vendredi soir, alors que plusieurs députés du PASOK, le parti au pouvoir, se sont "révoltés" au cours des dernières heures, protestant contre l'annonce surprise de ce référendum.

Le PASOK ne dispose désormais plus que d'une faible majorité parlementaire, avec 152 sièges sur 300 au Parlement, suite à la défection mardi d'un député. D'autres députés "dissidents" ont averti qu'ils voteraient contre l'initiative de M. Papandreou, et ont demandé sa démission et la formation d'un gouvernement d'unité nationale, ou la tenue d'élections anticipées.

Alors que la pression s'intensifie sur M. Papandreou pour la tenue d'élections anticipées, les critiques, qui proviennent autant de l'intérieur du parti au pouvoir que des divers partis d'opposition, soulignent que ce référendum ne fera que diviser la population greque, alimenter l'instabilité politique dans un pays déjà lourdement endetté, remettre en question le soutien international à la Grèce, et mettre en danger la position du pays dans la zone euro et dans l'UE.

Soulignant qu'il avait déjà informé les dirigeants européens de son initiative, le Premier ministre grec a exprimé son espoir que le sommet du G20 en France permettrait d'envoyer un message politique fort, en rappelant que les dirigeants politiques protégeaient les Etats contre les attaques du marché.

Selon la presse grecque, M. Papandreou s'est montré ferme dans son intention de laisser les citoyens grecs décider s'ils veulent ou non ratifier le plan de sauvetage européen, et s'ils souhaitent se retirer de la zone euro.

Dans une déclaration faite à la radio nationale alors que la réunion de cabinet était encore en cours, bien après minuit, le porte-parole adjoint du gouvernemnt Angelos Tolkas s'est montré confiant dans les capacités du gouvernement à remporter le vote de confiance de vendredi.

Plusieurs partis d'opposition ont critiqué l'accord adopté le 26 octobre par les dirigeants de la zone euro, le considérant comme insufisant et mal construit, dangereux pour la souveraineté nationale, et susceptible d'entraîner une faillite économique. Ces partis d'opposition vont examiner mercredi la possibilité de boycotter le processus parlementaire afin de forcer la tenue d'élections anticipées, a indiqué la presse grecque.

M. Papandreou a rejeté ces critiques, estimant que des élections anticipées en ce moment plongeraient le pays dans l'incertitude politique et paralyseraient l'Etat, mettant en danger l'aide vitale de l'UE et du Fonds monétaire international.

Il a fait fait valoir que le gouvernement avait avant tout besoin d'élargir le consensus national et de consolider la légitimité de son mandat, afin de pouvoir mettre en oeuvre les politiques d'austérité et de réforme structurelle requises par les termes de l'accord passé avec les créanciers internationaux.

Lors de la réunion du cabinet, M. Papandreou a rappelé qu'il avait déjà appelé à l'unité et proposé un gouvernement de salut national il y a quelques mois, mais que les partis d'opposition avaient alors rejeté cette idée.

Selon la presse grecque, citant des sources du FMI à Washington, l'initiative de M. Papandreou aurait mis en danger le versement de la sixième tranche d'aide du plan de sauvetage, prévue pour mi-novembre. Sans celle-ci, la Grèce pourrait être à court de liquiditées en quelques semaines.

Des commentateurs politiques à Athènes ont exprimé mardi leur crainte, expliquant que le référendum risquait d'aboutir à un rejet du plan européen, ce qui conduirait à un défaut de paiement et aurait un impact sévère sur la zone euro. Les sondages ont en effet montré que la majorité des Grecs, mécontents des politiques d''austérité, pourraient se prononcer contre le plan de sauvetage.

Source: xinhua

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