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Français>>InternationalMise à jour 30.05.2011 13h40
Deux hommes politiques face à un scandale sexuel

L'un est français et accusé de tentative de viol, l'autre est italien et est jugé pour avoir eu des relations sexuelles avec une prostituée mineure.

Les accusations pourraient sembler différentes, mais en fait les scandales dans lesquels sont pris Dominique Strauss-Kahn et Silvio Berlusconi révèlent des similarités sous-jacentes.

Les critiques disent que la morale de l'histoire « Berluskahn » est vieille comme Hérode : l'influence corruptrice du pouvoir et les prétentions démesurées d'une classe de politiciens mâles.

« Le parallèle crève les yeux », a dit Chiara Volpato, Professeur de psychologie sociale à Milan, et qui est une des nombreuses personnes qui a comparé l'ancien directeur du Fonds Monétaire International et le Président du Conseil italien.

« Si les accusations sont confirmées, dans les deux cas ce sera le pouvoir qui aura provoqué la déshumanisation de l'autre. Ils considèrent les femmes comme un instrument de leur plaisir. Pour eux, les femmes sont interchangeables », a dit le Professeur Volpato.

« La façon dont ils peuvent faire souffrir les femmes ne les intéresse pas », a t-elle ajouté.
Michela Marzano, de l'institut de recherche français CNRS partage ce point de vue.

« Tout cela concerne l'abus de pouvoir. Dès que vous avez du pouvoir, alors vous pensez que vous pouvez faire ce que vous voulez, vous pensez que vous êtes au-dessus des lois », a t-elle dit.

Silvio Berlusconi est accusé d'avoir eu des relations sexuelles avec une jeune marocaine, alors âgée de 17 ans, Karima El-Mahroug, plus connue sous le sobriquet de Ruby.

Le Président du Conseil italien, âgé de 74 ans, fait face à une accusation d'abus de pouvoir pour l'avoir soustraite des mains de la police afin qu'elle ne puisse révéler leur liaison.

Le procès devrait reprendre mardi à Milan, après avoir été longuement suspendu.

Dominique Strauss-Kahn, quant à lui, sera entendu par la justice le 6 juin prochain, audition pendant laquelle il devrait plaider non coupable pour une aggression qu'il aurait commise contre une femme de chambre dans un hôtel de luxe.

Les deux hommes ont clamé leur innocence, mais le fait est que leur vie sexuelle fait l'objet de toutes les attentions du public depuis des années déjà.

Dominique Strauss-Kahn avait en effet déjà avoué une relation adultérine avec une de ses subordonnées il y a quelques années, et Silvio Berlusconi a été accusé par celle qui à présent est son ex-épouse d'avoir essayé de faire entrer des jeunes femmes au parlement en se basant exclusivement sur leur apparence.

Berlusconi, a t-elle dit, était comme « un dragon à qui les vierges se donnaient d'elles-mêmes ».

Cependant, pour Giuliano Ferrara, un stratège politique de Berlusconi et présentateur d'une émission de discussion, il n'y a « aucune comparaison » entre les deux affaires.

Dans le cas de Berlusconi, a dit M. Ferrara, les allégations tournent autour d'« un groupe de jolies filles qui étaient ravies d'avoir un hôte aussi merveilleux ».

Et Isabella Merzagora, criminologue à l'Université de Milan, a rappelé une distinction importante : dans le cas de Silvio Berlusconi, rien ne laisse entendre qu'il y a eu relation sexuelle « sous la contrainte ».

Dominique Strauss-Kahn risque, si l'accusation est établie, entre 15 et 74 ans de prison.

Quant aux charges qui pèsent sur Silvio Berlusconi, elles peuvent lui valoir une peine maximale de trois ans de prison pour prostitution de mineure et de dix ans de prison pour abus de pouvoir.

Mme Marzano dit avoir également décelé un certain « machisme dans les réactions » face au scandale DSK en France, où l'ancien patron du FMI était également considéré comme un favori face à Nicolas Sarkozy pour les élections présidentielles de l'année prochaine.

Les Français « sont toujours prêts à donner des leçons aux autres, mais il devraient se demander eux-mêmes quelle est l'image de la femme en France à la lumière de cette affaire », a t-elle dit.

La situation est différente en Italie, où la situation des femmes est particulièrement dégradée, a t-elle dit, ajoutant : « Les hommes sont fiers d'être des machos ».

Mais, tant en France qu'en Italie, a dit Mme Marzano, ces scandales ont été accompagnés d'une sorte de « victimisation » des hommes impliqués.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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