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Français>>InternationalMise à jour 18.05.2011 10h17
Le discours de Netanyahu au parlement, une préfiguration de son discours au Congrès (ANALYSE)

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a prononcé lundi au Parlement israélien un discours sur ses principes directeurs pour les futures négociations avec les Palestiniens.

Dans son discours, M. Netanyahu a énoncé sept principes, qu'approuve selon lui la majorité de la population isralélienne, comprenant la reconnaissance par les Palestiniens de l'État hébreu, l'absence de retour des réfugiés palestiniens dans les frontières israéliennes, la démilitarisation de l'État palestinien, le maintien de grandes colonies en Cisjordanie, et le statut de Jérusalem comme capitale israélienne.

Ce discours devance celui qu'il doit prononcer la semaine prochaine devant une réunion commune du Congrès américain, qui a attiré récemment une grande attention car elle pourrait contribuer à ouvrir la voie d'une reprise des négociations israélo- palestiniennes.

Les analystes locaux estiment que le discours de ce lundi de M. Netanyahou, un avant-goût de celui qu'il devrait tenir au Congrès, ne contient " aucune surprise". Certains font également valoir qu' il est important pour M. Netanyahou d'obtenir le soutien des Américains pour son plan.

CONNAITRE SON PUBLIC

"L'ex-secrétaire d'État américain Henry Kissinger a déclaré il y a plus de 40 ans qu'Israël n'a pas besoin d'une politique étrangère, seulement d'une politique intérieure", a déclaré à Xinhua Tamir Sheafer, de l'Université hébraïque de Jérusalem, en référence au discours de M. Netanyahou.

Sur le contenu de ce discours, M. Sheafer a estimé qu'il " n'y avait rien de nouveau", la plupart de ces idées étant déjà présentes dans les déclarations antérieures.

Le Congrès américain est considéré comme un soutien d'Israël, aussi le Premier ministre n'y présentera rien de très spectaculaire, a-t-il dit.

"Je ne vois aucun signe indiquant que M. Netanyahou préparerait une proposition de paix révolutionnaire", a-t-il commenté.

Ce discours au Congrès a été surnommé " Bar-Ilan 2", en référence à son discours de 2009 à l'université de Bar-Ilan, dans lequel M. Netanyahou avait pour la première fois soutenu l'idée d'une solution à deux États pour sortir le conflit israélo- palestinien de l'impasse.

MODELE

Eytan Gilboa de l'université Bar-Ilan a déclaré que le principal but de M. Netanyahu était de parler à son audience israélienne des principes des négociations avec les Palestiniens.

"Il est clair que Netanyahu ne va pas venir avec une nouvelle intuition", a déclaré M. Gilboa, ajoutant que "une des raisons est la réconciliation du Fatah et du Hamas".

Les deux factions rivales palestiniennes ont accepté de mettre fin à leur conflit de quatre ans et de former un gouvernement d'unité nationale le mois dernier. Israël a averti le président de l'Autorité nationale palestinienne (ANP) et chef du Fatah, Mahmoud Abbas, qu'il devait choisir "entre la paix avec Israël ou le Hamas ".

M. Netanyahu est souvent critiqué en Israël pour son manque de sens proactif dans la gestion des développements au Moyen-Orient. M. Gilboa l'a cependant défendu en déclarant que le Premier ministre n'a pas beaucoup de marge de manoeuvre.

Il a ajouté que ces accusations font partie du programme politique interne israélien, prouvant une fois de plus les observations de Kissinger.

LES PRIORITES AMERICAINES

Le quotidien israélien Yedioth Ahronoth a révélé mardi une " première mouture" du prochain discours sur la politique étrangère américaine au Moyen Orient du président américain Barack Obama, qui vise à reconfigurer la politique étrangère américaine après les bouleversements régionaux.

M. Obama, comme M. Netanyahu, exige que l'Autorité palestinienne reconnaisse Israël comme un Etat juif, et que les Palestiniens renoncent au terrorisme. Mais les deux dirigeants divergent sur le statut final de Jérusalem, qu'Israël considère comme sa "capitale éternelle et indivisible", tandis que M. Obama, selon la mouture, demandera que la partie orientale de la ville soit la capitale du futur Etat palestinien.

Benny Miller de l'Université de Haïfa a déclaré qu'il pourrait être encore plus important pour M. Netanyahu de vendre ses idées aux États-Unis qu'aux Palestiniens.

"Il y a des divergences, mais les Américains le considèrent comme un point de départ pour les négociations", a estimé M. Miller.

En outre, a-t-il dit, le discours de M. Netanyahou a été très vague, et a laissé beaucoup de place à des changements.

M. Obama va demander à Israël de cesser toute construction de colonies en Cisjordanie et à retourner à la frontière avant la guerre de 1967, lorsque l'Etat juif s'empara de la Cisjordanie et de Gaza.

Certains analystes ont souligné le refus du président palestinien Mahmoud Abbas à venir à la table des négociations lorsqu'Israël a refusé de prolonger le gel des colonies auto- imposé pendant 10 mois, qui a expiré l'année dernière. D'autres soutiennent, par contre, que c'est l'incapacité de M. Obama à faire pression sur Israël pour prolonger le moratoire qui a conduit à l'impasse actuelle.




Source: xinhua

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