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Français>>InternationalMise à jour 17.05.2011 09h00
Affaire DSK : la classe politique française prône la prudence et rappelle la présomption d' innocence

Quelques heures après la diffusion des images montrant le président du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn, menotté à sa sortie d'un commissariat de New York, où il a été inculpé pour agression sexuelle et séquestration, les réactions de responsables politiques français se sont succédées lundi matin, appelant pour la plupart à la prudence et au respect de la présomption d'innocence,

Manuel Manuel Valls, député socialiste, a déclaré à la radio RTL que les images de ce matin sont "d' une cruauté insoutenable", qualifiant de "terribles" les accusations dont le président du FMI fait

l'objet suite à son inculpation dimanche soir d'agression sexuelle, de tentative de viol et de séquestration contre une jeune femme de 32 ans, Rappelant que le président du FMI va plaider non coupable, M. Valls a appelé à la prudence, ajoutant n' avoir qu' un seul espoir, celui "qu' il soit innocenté et qu' il revienne lavé de tout soupçon".

Interrogé au micro d' Europe 1, François Pupponi, député-maire socialiste de Sarcelles, où Dominique Strauss-Kahn a lui-même été maire, a également qualifié de "terribles" les images du directeur général du FMI menotté à la sortie du commissariat new-yorkais. Tout en reconnaissant que M. Strauss-Kahn est "accusé de faits graves", il a déclaré que "la préoccupation du jour c' est de faire en sorte que cet homme (...) puisse démontrer son innocence", appelant à la prudence dans cette affaire.

Egalement invité sur Europe 1, Jean-François Coppé, secrétaire général de l' UMP, s' est dit "très impressionné" par l' annonce de la nouvelle et les images diffusées lundi matin, soulignant le "caractère très important, très grave de cette affaire". Il a affirmé avoir contacté dès hier plusieurs membres de la direction de l' UMP "pour leur demander de faire œuvre de beaucoup de mesure, voire de silence", soulignant qu' il y a "un principe de présomption d' innocence qui doit être respecté, surtout sur une affaire aussi grave que celle-ci", a-t-il précisé.

Toujours à l' UMP, le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, a indiqué pour sa part que l'arrestation de M. Strauss- Kahn "est très certainement un événement de très grande portée" pour "lui-même et sa famille, ensuite pour le parti socialiste et également pour l'image de la France au Fonds monétaire international", a rapporté le site Internet d' Europe 1.

Eva Joly, députée européenne et candidate à la primaire Europe-Ecologie-Les Verts pour la présidentielle 2012, était l' invitée de la radio France Info. Elle a parlé d' "images très violentes", de "drame" et de "cauchemar" et a appelé à "une grande prudence".

S' exprimant à la radio France Inter, Jean-Louis Borloo, président du Parti radical, a fait part de son "sentiment de gêne" suite aux images diffusées lundi matin, soulignant leur caractère "extrêmement violent", tout en voulant "se garder de toute précipitation" et en appelant à la prudence, la dignité, la sobriété et la réserve.

Cécile Duflot, secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts, interrogée sur BMFTV-RMC, a demandé quant à elle "la justice pour la jeune femme qui a porté plainte pour des faits qui, s'ils sont avérés, sont très graves (et) la justice pour Dominique Strauss Kahn qui bénéficie de la présomption d'innocence", a rapporté Europe 1.

Clémentine Autain, ex-adjointe du maire de Paris, a de son côté appelé à avoir "une pensée" pour la jeune femme, qui doit bénéficier de la "présomption de victime", tout comme le patron du FMI de "la présomption d'innocence", toujours selon Europe 1.

Quelques heures après l'inculpation de M. Strauss- Kahn dimanche pour agression sexuelle, tentative de viol et séquestration, le FMI a annoncé que John Lipsky, le numéro deux de l'institution, devrait assurer l'intérim à la direction générale de l' institution.

Quant au parti socialiste, la famille politique du Dominique Strauss- Kahn, il a annoncé lundi matin, par la voix de son porte-parole, Benoît Hamon, que sa direction se réunira mardi midi.

La peine maximum encourue par le patron du FMI oscillerait entre 20 et 26 ans alors qu' en France elle serait de 15 ans, a précisé l' ancienne juge d' instruction Eva Joly.




Source: xinhua

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