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Français>>InternationalMise à jour 12.05.2011 08h39
France : polémique autour d'une proposition concernant les allocataires de minima sociaux

Une proposition de Laurent Wauquiez, ancien secrétaire d'Etat à l'Emploi, aujourd'hui ministre des Affaires européennes, relative aux allocataires des minima sociaux suscite une vive polémique à gauche comme à droite.

M. Wauquiez a proposé de demander cinq heures hebdomadaires de service social aux bénéficiaires du Revenu de solidarités actives (RSA) et "de plafonner le cumul de tous les minima sociaux à 75% du Smic (salaire minimum interprofessionnel de croissance".

Le ministre est intervenu sur cette question en qualité d'animateur du club la Droite sociale, comprenant une soixantaine de parlementaires, au sein de l'Union pour un Mouvement Populaire (UMP, majorité).

Selon lui, la mesure est destinée à lutter contre certains abus. "Quelle est, pour moi, la principale injustice dans notre pays? C'est que celui qui travaille n'ait pas un véritable écart avec celui qui bénéfice des minima sociaux. Cette situation-là est pour moi le cancer de la société française", a-t-il commenté.

"Aujourd'hui, un couple qui est au RSA, en cumulant les différents systèmes de minima sociaux, peut gagner plus qu'un couple dans lequel il y a une personne qui travaille au SMIC", a-t-il ajouté.

La ministre des solidarités et de la cohésion sociale, Roselyne Bachelot, est intervenue, lundi 9 mai, dans le débat ouvert par son collègue au gouvernement.

Dans un communiqué, elle a affirmé que les propositions de M. Wauquiez "posent des difficultés de principe et de mise en œuvre" et qu'elle lui avait "d'ailleurs signalées lors d'un entretien approfondi".

Mme Bachelot a également rappelé qu'elle est la ministre "en charge de ce dossier" et qu'elle soumettra des "pistes d'amélioration du dispositif au président de la République et au Premier ministre".

"En cette période de crise que nous venons de traverser, le RSA a surtout joué son rôle protecteur pour les plus démunis. Il était normal que ces résultats soient moins performants dans le retour à l'emploi", a-t-elle affirmé.

Le centriste Marc-Philippe Daubresse, membre de la direction de l'UMP, s'est déclaré pour sa part "très surpris de cette proposition qui relève d'une méconnaissance totale de la réalité du terrain et d'une irresponsabilité".

De son côté, Martin Hirsch, qui fut à l'origine du RSA dans le précédent gouvernement de M. Fillon, a estimé lundi sur France 2 que "si ce genre de choses était mis en œuvre, on commencerait par faire travailler sans salaire les allocataires du RSA. Mais ensuite on irait chercher tous les employés de cantine, les employés de nettoyage, toute une partie des Français et on leur dirait : 'maintenant travaillez gratuitement', ou pire: 'votre travail va être pris parce que quelqu'un va le faire gratuitement en contrepartie d'une allocation sociale".

A gauche, Marie-Georges Buffet, ancienne secrétaire nationale du Parti Communiste Français (PCF), a dénoncé les propos du ministre, les jugeant "scandaleux" et estimant que l'objectif du gouvernement est d'"essayer de rameuter l'électorat d'extrême-droite en montrant du doigt les Français qui vivraient de l' assistanat".

"C'est tout à fait insupportable ! Il s'agit de désigner les chômeurs, les bénéficiaires du RSA comme des responsables, comme des coupables, comme les boucs émissaires de la crise", a réagi de son côté Manuel Valls, député-maire (Parti socialiste) d'Evry, et candidat à la primaire de cette formation.

François Hollande, ancien premier secrétaire du Parti socialiste et également candidat aux primaires, estime pour sa part que "le gouvernement met maintenant les plus fragiles dans le débat pour aller chercher les voix du Front National".

Le RSA est entré en vigueur le 1er juin 2009. La mesure concerne essentiellement les chômeurs en fin de droit. Cette prestation a remplacé le revenu minimum d'insertion (RMI).

Selon les derniers chiffres de la Caisse nationale des allocations familiales, Fin 2010, 1,798 million de foyers, soit 3,79 millions de personnes, bénéficiaient du RSA.





Source: xinhua

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