Nouvelles bilingues/Edition du week-end/Notre site/Archives/

 
Français>>InternationalMise à jour 08.04.2011 13h22
La crise de la dette se propage en Europe alors que le Portugal cherche l'aide de l'UE (ANALYSE)

Après plusieurs mois de résistance à la pression des marchés en faveur d'une aide internationale, le gouvernement intérimaire du Portugal a fait volte-face et a annoncé mercredi soir qu'il allait solliciter un plan de sauvetage de l'Union européenne.

Dans une brève déclaration télévisée, le Premier ministre José Socrates a déclaré que le refus par le parlement des mesures d'austérité supplémentaires le mois dernier a aggravé la situation financière du Portugal, rendant finalement la demande de sauvetage "inévitable".

L'administration Socrates a démissionné après le rejet par le Parlement du plan d'austérité, laissant le pays sans un gouvernement pleinement opérationnel en attendant l'élection en juin.

"J'ai tout essayé, mais nous avons atteint un moment dans la conscience où ne pas prendre cette décision impliquerait des risques que le pays ne devrait pas prendre", a-t-il déclaré.

Il a indiqué que le plan de sauvetage était "le dernier recours. "

Le brusque changement de position fera du Portugal le troisième pays de l'UE à demander un plan de sauvetage après la Grèce et l'Irlande.

En dépit des prévisions du marché selon lesquelles, un sauvetage pour le Portugal n'était qu'une question de temps, Lisbonne a insisté pendant des mois que son économie pourrait s'opposer à sa sortie de la conférence sans aide.

Le pays doit rembourser environ 10 milliards d'euros (14 milliards de dollars américains) de dette ce mois et en mi-juin.

Les craintes financières du pays se sont vues davantage renforcées par une série de dégradations de l'indice de notation de crédit ces derniers mois.

L'agence de notation Standard & Poor's a abaissé la cote de crédit du Portugal mardi d'un cran à BBB-, cinq jours seulement après son abaissement à BBB, poussant les coûts d'emprunt de Lisbonne à des niveaux records.

"C'est un moment particulièrement grave pour notre pays (...) et les choses ne feront que s'aggraver si rien n'est fait", a estimé M. Socrates.

Lisbonne n'a pas encore envoyé une demande formelle de sauvetage à l'UE.

Toutefois, le chef des affaires économiques de la Commission européenne, Olli Rehn, a salué la décision du Portugal, en disant qu'elle était dans l'intérêt de la nation et de la zone euro composée de 17 nations dans son ensemble.

"C'est un geste responsable de la part du gouvernement portugais pour des raisons de stabilité économique dans le pays et en Europe, a déclaré M. Rehn aux médias.

Le président de la Commission José Manuel Barroso a promis mercredi que la demande de renflouement du Portugal devait être traitée dans la "manière la plus rapide possible".

Le patron de l'exécutif de l'UE a réaffirmé dans un communiqué de trois paragraphes sa confiance en la capacité du Portugal à surmonter les difficultés actuelles, avec la solidarité de ses partenaires.

Bien que M. Socrates n'ait pas mentionné le montant précis de l'assistance nécessaire pour renflouer le Portugal, selon les analystes, Lisbonne aurait besoin jusqu'à 80 milliards d'euros (112 milliards de dollars), tirés du Fonds provisoire européen de stabilité financière (EFSF).

Théoriquement une valeur de 440 milliards d'euros (616 milliards de dollars), le fonds a une capacité de prêt de seulement 250 milliards d'euros (350 milliards de dollars) concrètement pour maintenir sa notation de crédit triple A.

Bien qu'il soit peu probable que le renflouement du Portugal grève les ressources de l'EFSF, les fonds pourraient ne pas être suffisants si l'Espagne devenait la prochaine victime de la persistante crise de la dette.

Madrid a le taux de chômage le plus élevé de l'UE et est aux prises avec une crise bancaire et l'effondrement de son boom immobilier.

Dans une interview accordée à la station radio SER jeudi, le ministre espagnol de l'Economie Mme Elena Salgado, a essayé de dissiper les craintes en affirmant que le pays ne suivrait pas les traces de la Grèce, de l'Irlande et du Portugal.

Le risque de contagion était "absolument exclu", selon Mme Salgado, ajoutant qu'il était clair que l'économie espagnole était beaucoup plus compétitive que celle du Portugal.

Berlin a déclaré jeudi que la décision du Portugal de demander l'aide de l'UE a permis d'éviter le risque d'une réaction en chaîne de la zone euro.

Le vice-ministre allemand des Affaires étrangères Werner Hoyer a déclaré que les premières réactions du marché ont montré qu'il n'y aurait pas de contagion, mais il a fortement recommandé que les détails du plan de sauvetage soient élaborés rapidement.

La crise du Portugal est susceptible de voler la vedette, encore une fois, à une réunion des ministres européens des Finances vendredi à Budapest, où les fonctionnaires devaient initialement tenter d'élaborer les détails d'un plan de sauvetage devant être mis en place en 2013.

Source: xinhua

Commentaire
Nom d'utilisateur Anonyme  
  
  
  
La Chine augmente les prix de l'essence et du gas-oil à partir du jeudi
La surcharge de travail et le manque de personnel responsables de morts dans la police chinoise
Les chiffres des dépenses de sécurité publique de la Chine déformés par les médias étrangers
La Chine et l'Inde, moteurs de la croissance asiatique
Nicolas Sarkozy cherche à atténuer le rôle de la France dans la guerre contre la Libye
La Boîte de Pandore a été ouverte en Libye
Comment la Chine peut-elle améliorer l'image de son industrie?