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Français>>InternationalMise à jour 08.03.2011 13h23
France : suspension du procès de Jacques Chirac en attendant la décision d'un éventuel report

Ouvert lundi 7 mars, le procès de l'ancien président français Jacques Chirac dans les affaires des emplois présumés fictifs à la Mairie de Paris a été suspendu en attendant la décision du tribunal mardi 8 mars à 13h30, sur un éventuel report.

L'ex-chef d'Etat, 78 ans, n'était pas présent à l'audience. A l'ouverture de celle-ci, les avocats de la défense ont présenté une demande de renvoi en attendant que la Cour de cassation se prononce sur la recevabilité d'une question prioritaire de constitutionnalité (QPC), liée à la prescription des faits.

Le procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin, a défendu cette option estimant que le tribunal « ne peut rejeter le sursis à statuer sans se substituer à la Cour de cassation ».

Une réponse favorable à la demande de renvoi des avocats de la Défense pourrait entraîner un report de plusieurs mois du procès.

Jacques Chirac a été accusé pour « abus de confiance, prise illégale d'intérêts et détournement de fonds publics », en tant qu'ancien maire de Paris (1977 à 1995.).

L'ex-chef de l'Etat est en théorie passible de 10 ans de prison et 150.000 euros d'amende et d'une peine d'inéligibilité.

Il est reproché à l'ancien président d'avoir recruté à la Mairie de Paris des personnes occupant des emplois fictifs de « chargés de mission » mais qui activaient en réalité au sein du RPR (Rassemblement pour la République, dissout en 2002), selon les accusateurs.

L'affaire est entre les mains de la Justice depuis 1995. Elle a donné lieu à la condamnation d' Alain Juppé, actuel ministre des AE, qui fut adjoint de Jacques Chirac chargé des finances de la Ville de Paris et secrétaire général du RPR.

Jacques Chirac a été entendu par le juge en mai 2007 à la fin de son mandat présidentiel qui lui assurait l'immunité.

L' ex-président a déclaré en novembre 2009 que les emplois en cause avaient "une raison d'être pour la Ville et pour le maire de Paris ", et qu'il n'avait "rien à se reprocher".

Les montants total de ces salaires détournés des caisses de la mairie ont été évalués à plus de 4 millions et demi d'euros. Jacques Chirac et l'UMP ont remboursé 2,2 millions d'euros, en échange de quoi la Mairie de Paris a retiré sa plainte.

Les observateurs évoquent "un procès historique", car c'est la première fois dans l'histoire de la république française qu'un ancien chef d'État comparaît devant un tribunal.

Selon nombre de commentateurs, en raison de son âge et de l' ancienneté des faits, l'ex-président risque au pire une peine de prison avec sursis et éventuellement une amende.

Jacques Chirac a été maire de Paris de 1977 à 1995, cinq fois ministre dont deux fois Premier ministre et deux fois président de la République.

Source: xinhua

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