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Français>>InternationalMise à jour 06.03.2011 09h34
Des sommets parallèles illustrent la division nord-sud au sein de l'UE (ANALYSE)

Les dirigeants de l'Union européenne (UE) ont tenu vendredi deux sommets distincts, illustrant le fossé entre les blocs nord et sud, qui s'agrandit sous l'effet de la crise des dettes souveraines.

Les leaders des socialistes européens (centre-gauche), y compris ceux de Grèce, du Portugal et d'Espagne, se sont retrouvés à Athènes, tandis que les chefs de gouvernement conservateurs, dont l'Allemande Angela Merkel, se sont réunis à Helsinki pour étudier les réponses à apporter à la crise.

Ces sommets parallèles étaient destinés à préparer une réunion extraordinaire de l'UE, prévue le 11 mars prochain, et un sommet des leaders de l'UE, prévu le 25 mars, au cours desquels les décisions définitives devront être prises concernant le mécanisme de secours de la zone euro.

La crise des dettes souveraines a frappé la Grèce au début de l'année 2010, avant de toucher l'Irlande puis de menacer le Portugal et l'Espagne. Il s'agit de la plus importante crise depuis la mise en circulation de la monnaie unique en 1999.

Tandis qu'un grand "marchandage" semble inévitable, une division entre le nord et le sud a émergé.

Le président estonien Toomas Hendrik Ilves a ainsi résumé cette cassure le mois dernier : "La récente crise économique a changé l'auto-identification géographique de l'économie européenne, les vieilles divisions entre l'est et l'ouest -- la pseudo 'nouvelle Europe' et 'ancienne Europe' -- disparaissent au profit de nouvelles lignes entre le nord et le sud de l'Europe".

"Les discussions ne portent pas juste sur les politiques fiscales viables et les politiques économiques responsables, mais plus généralement sur la compétitivité des économies ainsi que sur les différentes attitudes en matière de transparence de l'économie et de l'économie de marché en tant que telles", a indiqué M. Ilves, dont le pays a rejoint cette année la zone euro.

La crise des dettes souveraines a fait office de réveil pour plusieurs pays du sud de l'Europe, comme la Grèce et le Portugal, qui ont, ces dernières années, perdu en compétitivité ou dépensé au-delà de ce qu'ils pouvaient se permettre. Leurs voisins du nord, comme l'Allemagne, ont connu de biens meilleurs résultats après avoir mis en place des réformes douloureuses.

Des analystes estiment que le fossé de compétitivité au sein de la zone euro est l'une des raisons de la crise, et que ce fossé devrait grandir du fait que les pays du sud voient leur économie se contracter à cause des mesure d'austérité, tandis que les pays du nord se dirigent vers une reprise solide.

Dans le plan anti-crise qui doit être finalisé à la fin du mois de mars, l'Allemagne va vouloir inclure des changements fondamentaux concernant la gouvernance économique de la zone euro, pour empêcher les pays du sud d'avoir des déficits excessifs et pour tenter de réduire le fossé de compétitivité.

Rejoint par Paris, Berlin a proposé le mois dernier un "pacte de compétitivité", pour appeler à une meilleure coordination économique et fiscale entre les 17 pays de la zone euro.

Mais les mesures proposées, comme l'harmonisation des impôts et l'abolition de l'indexation des salaires sur l'inflation, ont soulevé des critiques parmi les pays du sud, et même au sein des pays du nord.

Dans le même temps, les pays du sud poussent en faveur d'une simplification des modalités des prêts accordés et pour une plus importante force de frappe du fonds de sauvetage de la zone euro, le Fonds européen de stabilité financière (FESF).

L'Allemagne, plus gros bailleur européen, n'a, de son côté, pas envie de mettre plus d'argent pour venir en aide aux pays moins disciplinés. Pour l'instant, le pays ne s'est pas engagé à renforcer le FESF ni à le rendre plus flexible.

Des analystes préviennent que les prochaines semaines vont être décisives pour les pays de l'UE, qui doivent parvenir à surmonter la crise des dettes souveraines, la première étape étant de construire un pont entre les blocs nord et sud.

Source: xinhua

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