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Français>>InternationalMise à jour 03.03.2011 08h46
Libye/Italie : les investissements italiens affectés par la crise en Libye

La crise libyenne a porté un coup sérieux aux entreprises italiennes qui font du commerce avec la Libye en mettant en danger les échanges commerciaux entre les deux pays, a-t-on appris mardi de sources informées à Rome.

De nombreux secteurs industriels italiens, tels que le pétrole, la mécanique, les infrastructures, les télécommunications et les automobiles, ont fait les frais des troubles en Libye ainsi que de la décision des autorités italiennes de suspendre le traité d'amitié avec ce pays d'Afrique du nord, rapporte mardi le Quotidien la "Repubblica".

Le géant pétrolier italien ENI et le magnat de l'acier Finmeccanica ont été contraints de fermer certaines de leurs entreprises, de mettre fin à plusieurs projets en cours et de rapatrier leurs ouvriers des chantiers libyens, tandis que leurs parts de bénéfices étaient en chute libre la semaine dernière, indique-t-on de même source.

La société ENI était le principal investisseur italien en Libye avec 13% de la production du brut et quelque 4 milliards d'euros de profits par an dans ce pays. Avant la crise, la Libye approvisionnait l'Italie en pétrole pour 23% et en gaz à hauteur de 12%. Mais les importations italiennes sont en berne depuis l'éclatement des violences dans le pays, rappelle-t-on.

Avant la crise, l'entreprise Finmeccanica était elle chargée de mettre à jour le réseau ferroviaire libyen et d'établir un système de gestion technique frontalière contre l'entrée des migrants venants des pays voisins. La société venait par ailleurs d'ouvrir un site d'assemblage d'hélicoptères de type Agusta dans le pays.

C'est cependant le secteur des infrastructures qui est sans doute le plus affecté par la suspension du Traité d'amitié italo-libyen, ajoute le journal.

Quant au groupe Impregilo, il comptait parmi les heureux gagnants d'un ambitieux projet visant à construire un chemin de fer de 1700 km de long à travers le désert libyen. Une nouvelle voie qui devait, à terme, relier la Libye à la Tunisie et à l'Egypte.

Ce projet s'inscrivait dans le cadre des 5 milliards d'indemnités coloniales accordées par le gouvernement de Silvio Berlusconi au dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, une des clauses du Traité d'amitié qui liait les deux pays.

Signé en 2008, l'accord avait jeté les bases d'un partenariat entre les deux Etats au niveau commercial mais aussi dans la lutte commune contre l'immigration clandestine.

Or, suite à l'arrivée en terre italienne de 6 500 réfugiés depuis le début de la crise et à l'accentuation de la violence en Libye, le gouvernement italien a décidé de suspendre l'application de ce Traité.

Source: xinhua

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