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Français>>InternationalMise à jour 01.03.2011 13h08
L'UE élabore une nouvelle politique de voisinage vis-à-vis des voisins arabes

Le Commissaire européen pour l'élargissement et la politique de voisinage, Stefan Fule, a présenté lundi une nouvelle politique de voisinage vis-à-vis des voisins arabes de l'Union européenne (UE), lors d'une session du Parlement européen à Bruxelles.

Il a proposé "trois mots de prudence" face au "changement radical" en Afrique du Nord et dans d'autres parties du monde arabe.

Premièrement, l'Union européenne (UE) doit "faire preuve d'humilité sur le passé ... Trop d'entre nous étions en proie à l'hypothèse que les régimes autoritaires étaient un gage de stabilité dans la région. Ce n'était même pas la Realpolitik. Il a été, au mieux, le court-termisme et le genre de court-termisme qui rend le long terme de plus en plus difficile à construire", a estimé M. Fule.

Deuxièmement, l'UE doit "éviter à tout prix une approche globale à tous les voisins arabes et d'Afrique du Nord ... On ne peut pas avoir la même approche envers la Tunisie, un petit pays avec une population assez homogène, une classe moyenne forte et des liens de longue date avec l'Europe, et envers la Libye où les liens tribaux restent très répandues", a dit M. Fule.

Troisièmement, "alors que nous devrions mettre l'accent sur les conséquences négatives à court terme des changements dans la région, nous ne devrions pas perdre de vue nos intérêts à long terme", a noté le commissaire européen, prévoyant une éventuelle "augmentation des flux migratoires irréguliers en provenance de la Tunisie, de la Libye et, dans une certaine mesure, de l'Egypte", "un certain vide politique dans les pays en voie de démocratisation, y compris une visibilité accrue des partis islamistes", "une hausse des prix du pétrole", et "un potentiel de guerre civile et l'instabilité en Libye".

"Nous devons affronter ces risques sans perdre de vue notre objectif commun à long terme : une Afrique du Nord démocratique, stable, prospère et pacifique", a souligné M. Fule.

Il a affirmé que ce qui s'est passé au cours des dernières semaines "auront des conséquences profondes et durables non seulement pour les peuple et les pays de la région, mais aussi pour le reste du monde, en particulier l'Europe".

La première priorité de l'UE est d'assurer le succès de la transition démocratique en Tunisie et en Egypte, a-t-il indiqué.

Pour la Tunisie, l'UE a annoncé une enveloppe de 17 millions d'euros pour une aide immédiate à la transition démocratique et aux régions intérieures pauvres. Cette assistance implique un soutien pour la préparation d'élections et pour les ONG.

Pour l'Egypte, M. Fule a déclaré qu'il était encore prématuré d'annoncer un programme de soutien pour la transformation démocratique et les besoins socio-économiques. "Sur la base de demandes collectives émanant non seulement de la direction intérimaire, mais aussi des partis d'opposition, de la société civile et des jeunes, l'UE va réviser, revoir et adapter son soutien continu afin d'optimiser sa réponse à la transformation démocratique de l'Egypte et à la justice socio-économique accrue", a-t-il expliqué.

M. Fule a également évoqué l'éventualité des migrations causées par la crise libyenne. "C'est n'est pas une question facile", a-t-il reconnu.

Les ministres de l'Intérieur des six pays méditerranéens de l'UE se sont réunis la semaine dernière à Rome pour faire face aux flux migratoires qui ont touché l'Italie et pour se préparer à tous les scénarios.

Il a demandé aux pays partenaires nord-africains de "prévenir la migration irrégulière et coopérer dans les domaines du retour et de la réintégration", et aux membres de l'UE de "développer des approches plus ambitieuses dans le domaine de la migration légale des travailleurs". "Il est préférable de gérer ce type de migration plutôt que les crises humanitaires résultant de la migation incontrôlée", a conclu le Commissaire européen.

Source: xinhua

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