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Français>>InternationalMise à jour 04.01.2011 16h34
La Grèce réaffirme son intention d'ériger une clôture le long de la frontière avec la Turquie

La Grèce a réaffirmé lundi sa détermination à ériger une clôture le long de la frontière terrestre avec la Turquie afin de contenir l'afflux croissant d'immigrés clandestins, et ce en dépit des réserves émises par l'UE.

"Certaines personnes faisant preuve d'une hypocrisie crasse accusaient voilà encore peu la Grèce d'être dans l'incapacité de protéger ses frontières conformément à l'accord de Schengen, et critiquent malgré tout actuellement les efforts que nous déployons pour renforcer la surveillance de celles-ci", a déclaré le ministre grec de la Protection des citoyens Christos Papoutsis dans un communiqué publié lundi.

Dans une interview accordée à l'agence de presse grecque ANA lundi, M. Papoutsis a officiellement annoncé que le gouvernement avait décidé d'ériger une barrière de 12,5 km le long de la frontière avec la Turquie, et ce afin de décourager les milliers de personnes tentant chaque année de pénétrer sur le territoire grec clandestinement.

Cette décision a pour objectif de répondre immédiatement au scepticisme de Bruxelles. Michele Cercone, le porte-parole pour la justice, la liberté et la sécurité de l'UE et la commissaire Cecilia Malstrom ont affirmé que l'érection des clôtures ne se traduirait par aucun bénéfice à court terme et ne solverait en aucun cas le problème.

"La société grecque ne peut plus supporter ce fardeau, et c'est pourquoi nous prenons ces mesures. Nous nous devons faire face à cette dure réalité afin de demeurer en conformité avec nos responsabilités", a souligné M. Papoutsis, qui a affirmé qu'en 2010, les autorités grecques avaient interpellé quelque 128 000 immigrants clandestins.

Selon les estimations des autorités grecques, plus de 500 000 personnes sont entrées illégalement sur le territoire grec au cours des quatre dernières années.

De janvier à novembre 2010, le nombre des candidats à l'immigration clandestine ayant tenté d'entrer en Grèce par la frontière terrestre séparant la Grèce et la Turquie, le long de la rivière Evros, est passé à 43 500 personnes, contre 6 615 durant la même période de 2009, ont précisé les autorités grecques. La région est désormais le principal viatique des immigrants clandestins tentant d'entrer dans l'UE.

Source: xinhua

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