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Français>>InternationalMise à jour 03.01.2011 13h49
Une lueur d'espoir pour l'euro (COMMENTAIRE)

L'Estonie est devenue en 2011 le 17e membre de la zone euro, une lueur d'espoir pour le bloc qui subit actuellement de plein fouet les crises de dette souveraine, et un signe démontrant que le "rêve euro" attire encore des Européens.

L'adhésion de l'Estonie, qui survient dans un contexte difficile pour la zone euro, envoie au reste du monde un message clair: les pays européens ont encore confiance dans la zone euro et dans le processus d'intégration européenne.

Lors des moments de paroxysme des crises de la dette souveraine, qui ont ébranlé successivement la Grèce et l'Irlande l'année dernière, nombre de personnes ont émis des doutes sur l'avenir de la monnaie unique. Certains analystes très pessimistes sont mêmes allés jusqu'à prévoir la faillite de l'euro et l'écroulement de l'Union européenne.

Le courant principal des économistes est néanmoins plus optimiste. Depuis son adoption en 1999, la monnaie unique européenne est devenue l'une des principales devises de réserve dans le monde. L'euro, fruit de décennies d'efforts déployés pour parvenir à l'intégration économique européenne, répond aux besoins stratégiques de l'Europe et à l'aspiration des Européens à une paix durable et à la prospérité sur le continent, et représente une concrétisation des progrès économiques et politiques de l'intégration régionale.

Ceux qui annoncent la fin de l'euro sous-estiment apparemment la volonté politique des pays membres de la zone euro et le coût politique que cela induirait. Durant des mois, les pays européens ont montré leur détermination à lutter contre les crises. Sept sommets ont été organisés et une série de mesures ont été adoptées, des plans d'action d'urgence mobilisant des fonds phénoménaux et incluant des mesures d'austérité pour les pays membres, et ce afin de défendre la stabilité de l'euro. Les Européens ont également établi la stratégie "Europe 2020", destinée à promouvoir un développement "intelligent", "vert" et "durable" en Europe.

Malgré ces crises, nombre de pays européens ont enregistré l'année dernière un redressement de leur économie. Les indices de confiance des consommateurs et des investisseurs ont connu une hausse dans les principales économies européennes.

L'euro joue aujourd'hui un rôle significatif dans le cadre des échanges commerciaux et des investissements internationaux. La stabilité de l'euro contribue à la restructuration des systèmes financiers internationaux, au maintien de la diversité des devises et au redressement sain et durable de l'économie mondiale.

Le gouvernement chinois attache une grande importance à son partenariat stratégique avec l'Europe. Même lors de l'apogée des crises, les Chinois ont affiché leur confiance en la devise européenne et ont apporté leur soutien à la monnaie unique, en achetant des bons du trésor émis par des pays européens tels que la Grèce et l'Espagne, et en accroissant les échanges commerciaux et d'investissements avec les pays européens.

La force d'une monnaie dépend finalement de la force globale d'une économie. L'UE entre aujourd'hui dans une phase de réajustement économique et politique. Le rythme du redressement économique de l'Europe pourrait s'avérer lent en raison de la baisse des exportations et des mesures d'austérité prises par ses membres, qui sont pourtant nécessaires. L'euro n'est peut-être pas encore sorti de l'ornière, mais le pessimisme ambiant que l'on ressent à l'évocation de la monnaie unique est loin d'être raisonnable et encore moins réaliste.

Source: xinhua

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