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Français>>InternationalMise à jour 04.11.2010 16h14
Etats-Unis : la nouvelle politique monétaire de la Fed suscite des controverses (ANALYSE)

La Réserve fédérale américaine (Fed) a annoncé mercredi qu'elle achèterait des bons du Trésor pour un montant de 600 milliards de dollars, dans le cadre de la politique monétaire baptisée "Quantitative Easing" (Augmentation forcée de la masse monétaire) visant à relancer l'économie en stagnation. Cette mesure a suscité des inquiétudes et des critiques.

Origine de la nouvelle mesure

La Fed a l'intention d'"acheter des bons du Trésor à moyen et long terme supplémentaires pour un montant de 600 milliards de dollars d'ici à la fin du deuxième trimestre de 2011, à un rythme d'environ 75 milliards de dollars par mois", a indiqué le Comité de politique monétaire de la Fed (FOMC) dans un communiqué publié à l'issue d'une réunion mercredi à Washington.

"La reprise en matière de production et d'emploi continue à être lente", a-t-il noté.

"Les dépenses des ménages augmentent progressivement, mais restent contraintes par un taux de chômage élevé, une croissance modeste des revenus, une baisse des richesses immobilières et un crédit limité. Les dépenses des entreprises pour l'acquisition d'équipements et de logiciels s'accroissent, bien que moins rapidement que plus tôt dans l'année, alors que l'investissement dans les structures non résidentielles continue à être faible", précise le communiqué.

Le président de la Fed, Ben Bernanke, ainsi que ses partisans ont argué que la Fed échoue aux deux fronts de son double objectif qui est d'assurer des niveaux acceptables de chômage et d'inflation.

Les dernières statistiques montrent que l'indice directeur des prix à la consommation, le chiffre clé pour mesurer l'inflation, n'a augmenté que de 0,8% en septembre en glissement annuel, bien inférieur au niveau acceptable de la Fed compris entre 1,5% et 2%.

Dans le même temps, la Fed est critiquée pour le taux de chômage à deux chiffres, soit 14,8 millions de chômeurs aux Etats-Unis.

La Fed a souligné que son achat de bons du Trésor vise à "accélérer la reprise économique et à aider à assurer que l'inflation demeure à des niveaux en accord avec ses objectifs".

La FOMC, qui juge le taux de chômage "élevé" et l'inflation globalement trop faible, a annoncé le maintien de son taux directeur à quasi-zéro.

Controverses et incertitudes

La politique de "Quantitative Easing" a provoqué un débat général et beaucoup d'économistes indiquent que l'efficacité de la politique est incertaine.

Les partisans de M. Bernanke arguent qu'il est de la responsabilité de la Fed d'encourager la croissance économique et que la Fed ne dispose d'aucun autre outil.

La Fed a réduit son taux d'intérêt à l'actuel niveau en décembre 2008 pour affronter la pire récession depuis la Grande Dépression dans les années 1930, et elle a déjà acheté environ 1 700 milliards de dollars d'obligations du gouvernement.

L'action audacieuse de M. Bernanke de parier sur la politique de "Quantitative Easing" a suscité non seulement des critiques provenant de l'extérieur de la banque centrale, mais aussi celles d'opposants au sein même de la Fed.

Thomas Hoenig, président de la Fed à Kansas, craignant que la nouvelle politique de la Fed ne soit un prélude à un autre cycle d'expansion économique suivie d'une récession, a estimé le 25 octobre que davantage d'ouverture des vannes du crédit serait "un contrat... avec le diable".

Certains économistes et certains décideurs de politiques de la Fed craignent que le rachat ne puisse nuire à la crédibilité de la banque centrale si l'impact s'avère faible.

Beaucoup d'économistes doutent de l'efficacité de la politique et se préoccupent de ses effets secondaires pour le reste du monde.

"La politique de "Quantitative Easing" proposée par la Réserve fédérale est un pari dangereux avec seulement un petit potentiel de bénéfices et des risques substantiels de créer des bulles d'actifs, qui pourraient déstabiliser l'économie globale", a averti Martin Feldstein, économiste de l'Université Harvard, dans un article publié mercredi dans le Financial Times.

"Bien que l'économie américaine soit faible et la perspective incertaine, la "Quantitative Easing" n'est pas le bon remède", a estimé cet ancien président du Bureau national des recherches économiques et ancien principal conseiller économique du président Ronald Reagan.

L'économie américaine a enregistré une croissance annuelle de 2,0% au troisième trimestre de 2010, en hausse légère par rapport à 1,7% au deuxième trimestre. La croissance devra atteindre 3% pendant un certain temps pour réduire de façon significative le taux de chômage élevé, selon les économistes.

Source: xinhua

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