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Français>>InternationalMise à jour 27.08.2010 16h35
Madagascar : le désaccord persiste sur le processus électoral (SYNTHESE)

Diverses solutions et interventions ont été entamées afin de résoudre la crise malgache qui s'est éclatée en décembre 2008 mais jusqu' ici, aucune solution n'a encore été trouvée, toutes les entités concernées s'obstinent à leurs propres idées et la population malgache attend encore une lueur d'espoir.

En réalité, tous les protagonistes dans cette crise comme les politiciens eux-mêmes, la société civile, ainsi que la communauté internationale et tous les médiateurs qui ont essayé d' apporter leur solution à la crise, disent que seule l' élection peut résoudre cette crise politique à Madagascar. Pourtant les protagonistes ne s' entendent pas à la manière pour arriver à l' élection.

Pour le camp du président de la Haute Autorité de Transition (HAT), Andry Rajoelina, un accord politique a été signé entre lui et plus de 80 partis politiques le 13 août dernier pour terminer la crise le plus rapide possible.

Cet accord a prévu l'organisation d'une conférence nationale du 31 août au 4 septembre prochain, un référendum sur une nouvelle Constitution le 17 novembre et la tenue de l'élection présidentielle le 4 mai 2011 et des élections législatives le 16 mai 2011.

Pourtant, les organisateurs ont annoncé mardi que cette conférence nationale a été reportée à la période du 13 au 18 septembre, ce qui signifie également le report des toutes les élections. Ce report est fortement critiqué par les camps adverses de Rajoelina pour son changement d' avis. Un homme politique qui a requis l' anonymat a exprimé que ce report est une manière pour le camp de Rajoelina de rester au pouvoir un peu plus longtemps que possible.

Les supporteurs de Rajoelina sont convaincus que l' accord signé par les politiciens et leur chefs va sans doute résoudre la crise, tandis que les trois mouvances dirigées chacune par les anciens présidents Marc Ravalomanana, Didier Ratsiraka et Albert Zafy, ont déclaré juste quelques jours après la signature que cet accord ne résoudra pas la crise.

Selon les trois mouvances, seule l' application d' un autre accord signé entre eux et M. Rajoelina à Maputo Mozambique en août 2009, pourra résoudre la crise politique à Madagascar. Cet accord stipulant le retour de Ravalomanana et de Ratsiraka au pays a été refusé par Rajoelina quelques jours après pour l' impossibilité de cohabitation entre les quatre mouvances.

Le camp de Rajoelina insiste sur son calendrier alors que les trois mouvances jugent cette solution unilatérale et veulent repartir à zéro pour diriger ensemble une nouvelle transition avant de décider les dates pour les élections.

L' ancien Premier ministre de la HAT, Monja Roindefo, a réagi également que l' accord politique signé le 13 août dernier ne peut pas résoudre la crise politique actuelle à Madagascar. Il préfère l'organisation d'une conférence nationale pour discuter d'une nouvelle Constitution et du processus électoral.

Convaincu que cet accord entre Rajoelina et plus de 80 partis politiques ne va pas résoudre la crise, le Dr Elimberaza Mandridake, un enseignant chercheur expert en systèmes de défense, de sécurité et de télécommunications, a dit à Xinhua qu' une multitude de dialogues, d' assises, de conférences a été organisée dans le pays mais les résolutions prises à l' issue de ces diverses réunions ne sont pas appliquées et Madagascar ne sort pas encore de la crise.

Le professeur Raymond Ranjeva, ancien juge à la Cour Internationale de Justice, propose un gouvernement de technocrates. Il a dit qu' on a besoin des politiciens seulement pour réfléchir la mise en place d' une nouvelle République. Mais pour la réalisation d' un plan d' urgence de sortie de crise et non un programme de gouvernement, Madagascar a besoin de technocrates, parce qu' ils sont des techniciens qui ne basculent pas facilement dans la politique une fois arrivés au pouvoir. Le professeur Raymond Ranjeva a martelé que les élections précipitées seraient source de nouvelles crises.

Des malgaches qui ont marre de la politique se plaignent que la crise ne durera pas longtemps si les forces armées prennent en main la situation, alors que le ministre des Forces armées, le général Lucien Rakotoarimasy, s' est montré clair que la crise doit se résoudre loin de la pression militaire.

L' expert en système de défense a indiqué que quelque soit la solution trouvée pour résoudre la crise, il y a encore une longue voie pour résoudre la crise.

Source: xinhua

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