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Français>>InternationalMise à jour 11.07.2010 12h10
Médiation inter-malgache : vers l'entente des organisations de la société civile

La Coalition des organisations de la société civile et l'Alliance des organisations de la société civile se sont mises d'accord pour mener ensemble la médiation inter-malgache, en vue de trouver une issue de la crise à Madagascar.

C'est ce qui a été décidé lors de la rencontre entre ces deux entités, vendredi au siège de l'Union européenne à Antananarivo, capitale de Madagascar avec la présence des ambassadeurs de l'Union européenne, ainsi que celui de la France, de l'Allemagne, de la Suisse et de la Norvège durant ce pourparler entre ces deux organisations.

Ces ambassadeurs ont tous déclaré à l'unanimité la nécessité de la mise en place d'une coordination dans les actions de médiation intermalgache. Ce serait la contrepartie d'un éventuel apport émanant de la communauté internationale. Ils ont ainsi incombé à ces deux entités la responsabilité d'imposer une issue consensuelle à toutes les forces vives qui vont participer aux diverses rencontres dans le cadre de cette négociation intermalgaches.

Velompanahy Aristide, de la coalition ainsi que Lalao Randriamampionona de l'alliance ont tous deux affirmé qu'il reste à finaliser les principes fondamentaux de cette médiation inter- malgache. Une réunion y afférente est prévue vers le début de la semaine prochaine.

Ils ont également mis en exergue l'importance d'une telle entente, non seulement aux yeux de la communauté internationale, mais surtout afin de convaincre toutes les forces vives de la nation à participer aux dialogues préparatoires et la conférence nationale.

Sur ce sujet, l'optimisme est de mise du côté de la mouvance Ravalomanana ainsi que celle pro-régime transitoire malgache actuel. "Si les sociétés civiles garantissent la neutralité et l'indépendance durant le processus de dénouement de la crise, on n'est pas contre une médiation intermagache", s'est réjoui Mamy Rakotoarivelo, de la mouvance Ravalomanana.

Jean Lahiniriko, membre de la Haute Autorité de Transition (HAT) dirigée par Andry Rajoelina, a précisé pour sa part qu'il faut laisser la souveraineté de trancher aux sociétés civiles, pour " que chaque parti ou association politique accepte les décisions prises ensemble".

"Les sociétés civiles gardent l'esprit de l'impartialité afin de ne pas imposer les directives d'une telle entité ou telle mouvance", a-t-il ajouté.

Pourtant, la mouvance Zafy reste méfiante face à cette initiative de la part des organisations de la société civile. Emmanuel Rakotovahiny affirme qu'il n'est pas encore tout à fait convaincu des démarches de médiation inter-malgache actuelle.

"Ce n'est pas pour le plaisir qu'on est toujours réticent, mais il faut voir avec quel cadre légal ils vont travailler dans cette médiation. Auparavant on a déjà eu les accords signés à Maputo et Addis-Abeba. Toutefois, attendons l'évolution de la situation avec l'arrivée prochaine des parlementaires européens et africains issus de l'assemblée parlementaire paritaire de l'Union européenne ainsi que de l'Afrique-Caraïbe-Pacifique", a expliqué ce bras droit de l'ancien président Albert Zafy.

En ce qui concerne cette éventuelle entente entre les organisations de la société civile, même le calendrier déjà établi par la Coalition des organisations de la société civile ainsi que de l'association Raiamandreny mijoro (ou les aînés qui ont tenu une responsabilité au sein du pays) risque de revenir à la case départ.

Mercredi dernier, ils ont sorti les dates du 28 au 31 juillet 2010 pour les dialogues préliminaires et la date butoir de 31 août 2010 pour la tenue de la conférence nationale.

"Ça fait partie des principes auxquels on devra discuter la semaine prochaine. L'essentiel est qu'on travaille ensemble pour réunir toutes les forces vives de la nation autour d'une table afin de terminer une bonne fois pour toute cette crise qui a miné le pays depuis plus d'un an", a déclaré unanimement Aristide Velompanahy et Lalao Randriamampionona.

Les dialogues qui vont se succéder devraient trancher probablement, entre autres sur la gestion de la transition, la constitution de la IVème République, ainsi que les dates des élections menant vers l'avènement de la IVème République.

Source: xinhua

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