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Français>>InternationalMise à jour 09.07.2010 16h43
Guinée Bissau : les institutions de l'Etat ne sont pas assez bien protégées (Ban Ki-moon)

Dans un rapport publié jeudi, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, se dit préoccupé par la faiblesse du dispositif de sécurité mis en place pour protéger les institutions de l'Etat et les responsables nationaux en Guinée Bissau.

« Les incidents du 1er avril ont montré une fois de plus la vulnérabilité des institutions de l'État face aux tentatives de subversion de l'ordre constitutionnel par les militaires », note M. Ban dans ce rapport transmis au Conseil de sécurité.

Selon lui, la brève détention du Premier Ministre et du chef d'état-major général et d'autres officiers de haut rang par certains membres des forces armées, le 1er avril 2010, a constitué un revers majeur pour le processus de consolidation de la stabilité, à la suite du rétablissement complet de l'ordre constitutionnel en Guinée-Bissau après l'élection présidentielle de 2009.

« De plus, la violation sans précédent des locaux des Nations Unies, le 1er avril, par des éléments de l'armée est inacceptable et condamnable. J'exhorte les autorités nationales bissau- guinéennes à honorer leur obligation de protéger les installations, le personnel et les biens des Nations Unies », écrit le secrétaire général.Devant cette situation critique, il déclare avoir l'intention d'engager les autorités nationales et les partenaires régionaux à étudier les moyens de renforcer la sécurité des dirigeants civils du pays.

« Je voudrais réitérer en particulier mon appel aux partenaires essentiels, tels que l'Union africaine, la CEDEAO, le CPLP et l'Union européenne, pour qu'ils renforcent leur engagement », dit-il.

Selon Ban Ki-moon, les progrès importants accomplis par le gouvernement et le peuple bissau-guinéens vers le renforcement des institutions démocratiques et l'exécution des réformes essentielles pourraient rapidement être compromis si les principales parties prenantes nationales n'apportent pas de changements radicaux afin de faire avancer les réformes, y compris celle des secteurs de la défense et de la sécurité.

Il faudrait que le Président, le Premier Ministre et les autres principaux intéressés prennent des mesures concrètes pour préserver l'acquis et consolider le processus de renforcement de l'État dans le pays, estime-t-il.Il demande aux forces armées de montrer qu'elles sont résolues à rester subordonnées au pouvoir civil dont la légitimité a été consacrée par des élections régulières et transparentes.

« Il est fondamental que toutes les institutions de l'État poursuivent leur dialogue et entretiennent des rapports fonctionnels, ce qui contribuerait à éviter à l'avenir des situations analogues à ce qui s'est passé le 1er avril. Le respect rigoureux de la séparation des pouvoirs ferait également en sorte que les institutions de l'État fonctionnent comme il convient », dit-il.

Il se dit encouragé par le fait que le président Sanha a entamé un large dialogue avec les parties prenantes nationales afin de résoudre la crise et il l'engage à renforcer ce dialogue et à utiliser à cet effet tous les instruments constitutionnels et institutionnels disponibles.

Source: xinhua

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