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Français>>InternationalMise à jour 01.07.2010 16h19
Nil : le règlement des problèmes a besoin du temps (ANALYSE)

Les ministres chargés de l'eau des pays du bassin du Nil organiseront une réunion spéciale en septembre prochain au Kenya, ont décidé les ministres à l'issue d'une réunion régulière samedi et dimanche à Addis-Abeba, où aucun résultat substantiel n'a été obtenu concernant leurs différends.

Le 19 mai, le Kenya et quatre autres pays en amont du Nil avaient signé un Accord-cadre coopératif (CFA) sur l'utilisation de l'eau du Nil en dépit du boycott de l'Egypte et du Soudan. Ces cinq pays ont déclaré qu'ils ne se retireraient pas du pacte.

Le ministre égyptien de l'Irrigation et des Ressources hydrauliques Mohamed Nasr El-Deen Allam a déclaré lundi que son pays était présent à la réunion ministérielle d'Addis-Abeba pour réitérer son rejet de l'accord des cinq, alors que son homologue soudanais a menacé dimanche d'arrêter la coopération avec d'autres pays du bassin du Nil et de demander le gel de son adhésion au cas où le litige continuait.

Selon un traité signé en 1929 entre l'Egypte et la Grande-Bretagne qui représentait le Soudan et certains autres pays en amont du Nil à l'époque, et un pacte signé entre l'Egypte et le Soudan en 1959, l'Egypte et le Soudan ont le droit d'utiliser environ 90% de l'eau du Nil, et l'Egypte a un droit de veto sur tout projet concernant l'eau du fleuve.

Le CFA prévoit pourtant une utilisation "équitable" du Nil et l'établissement d'une commission permanente chargée de la gestion de l'eau, de l'examen des projets des pays riverains concernant le Nil.

"Les négociations sont toujours dans l'impasse. La situation devient plus compliquée car le problème est loin d'être une simple dispute sur la distribution d'eau", a expliqué Ayman Shabana, professeur de l'Institut des études africaines à l'Université du Caire.

Les pays en amont du Nil veulent que l'Egypte comprenne que leur besoin en développement n'est pas moins important que le besoin d'eau des Egyptiens, a-t-il indiqué.

Le Nil fournit de l'eau à 90% des 80 millions d'habitants en Egypte. L'eau du Nil représente la sécurité nationale pour l'Egypte. Le président égyptien Hosni Moubarak a déclaré néanmoins son intention de régler le problème à travers le dialogue et la compréhension.

Depuis la signature du CFA par les cinq pays en amont du Nil, l'Egypte a envoyé plusieurs délégations dans ces pays. Des dirigeants kenyans et congolais ont également visité la capitale égyptienne pour échanger des points de vue à ce sujet. Les efforts diplomatiques ont su promouvoir la compréhension mais les désaccords persistent.

Les négociations et la coopération représentent la seule solution aux problèmes liés au Nil. Le processus durerait peut-être plusieurs années, selon Ayman Shabana.

Source: xinhua

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