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Français>>InternationalMise à jour 01.07.2010 10h41
France : « recul en arrière » du statut social de la classe moyenne

La classe moyenne, qui se trouve prise entre la classe riche et la classe pauvre, s'est rapidement développée et renforcée en France durant les trois décennies qui ont suivi la fin de la deuxième guerre mondiale et elle est devenue la principale partie composante de la société française. Toutefois, à partir des années 80 du siècle dernier, avec le ralentissement du développement économique du pays, elle a été confrontée à de grands et graves défis pour maintenir son niveau de vie et pas mal de gens de cette classe ont même l'impression que leur statut social a fait un « retour en arrière ». Un sentiment d'inquiétude et de malaise, suscité par un avenir incertain, est en train de s'étendre parmi la classe moyenne française.

Le Centre d'analyse stratégique (France), un organisme brain-trust qui a pour mission d'assister Matignon en lui faisant des suggestions, a mené en fin de 2007 un sondage de l'opinion publique française dont les résultats indiquent que les deux tiers voire même les trois quart des Français considèrent qu'ils appartiennent à la classe moyenne.

Suite au ralentissement petit à petit de la croissance économique française dans les années quatre vingt du vingtième siècle, le problème du chômage s'est aggravé de jour en jour et il est apparu en général au sein de la classe moyenne française un sentiment d'inquiétude et d'anxiété qui fait que l'on ne ressent plus autant de confiance dans l'avenir. Et tout particulièrement dans la situation où les prix de logements augmentent à vue d'œil et sans cesse jusqu'à ce que les gens de la classe moyenne n'en peuvent plus supporter du fait qu'ils dépassent la hausse de leur revenu. Nombreux sont ceux qui, théoriquement parlant appartiennent à la classe moyenne mais qui sont devenus incapables d'acquérir des biens immobiliers dans le même environnement d'habitat que leurs parents qui appartiennent également à la classe moyenne., ce qui fait qu'il sont obligés de se retourner vers les lieux et les endroits où l'ont trouve des maisons à plus bas prix. C'est ainsi qu'ils ont le sentiment du « recul en arrière » de leur statut social.

Parallèlement, les dépenses obligatoires » de la classe moyenne sont également en hausse constante, ce qui fait que les fonds qu'elle peut disposer à sa volonté diminuent proportionnellement. Les « dépenses obligatoires » comprennent entre autres les prêts qu'il faut remboursés chaque mois, les divers impôts et taxes, l'assurance, le loyer, les frais de l'eau, de l'électricité et du gaz, ainsi que les autres frais dont le paiement et le remboursement sont inévitables. Une enquête menée par Big démontre qu'en 1979, les « dépenses obligatoires » représentent en moyenne environ 21% des dépenses mensuelles de la couche inférieure de la classe moyenne française et trente ans plus tard, c'est-à-dire en 2009, la part de ce genre de dépenses s'est accrue à 38%. Pour la couche supérieure de la classe moyenne française, la part des « dépenses obligatoires » a également augmenté, dans ce laps de temps, de 20% à 32%.

En 2008, pour la population française, la valeur intermédiaire de son revenu disponible après impôt se chiffre à 1.467 euros. Pour les gens dont le revenu est proche de cette valeur intermédiaire, après avoir payé chaque mois ces « dépenses obligatoires », il leur reste à dépenser pour la nourriture, pour le déplacement, pour les soins médicaux, pour l'éducation et pour certaines autres choses et il leur reste chaque mois environ trois cent euros pour leur amusement, leur habillement et leur autre consommation nécessaire. Parmi cette catégorie de gens, 48% sont obligés de renoncer au tourisme, 37% n'entrent plus dans les salles de cinéma et 34% n'ont plus de voiture.

Les mesures prises par le gouvernement français en vue de protéger la classe moyenne sont principalement traduites dans l'établissement d'un système susceptible de garantir et d'améliorer le bien-être social. Par le biais du système de protection sociale, il est garanti pour la classe moyenne de préserver et de maintenir son niveau de vie et pour qu'elle ne connaisse pas de gêne et d'embarras pour ce qui est des problèmes tels que la maladie et la retraite. Toutefois, le système de bien-être élevé apporte une lourde charge aux finances de l'Etat, et surtout qu'une partie importante de la classe moyenne au sein d'organismes du gouvernement, ou bien dans les secteurs de la médecine et de l'éducation et dans de grandes entreprises publiques et c'est pourquoi l'assurance médicale, la pension de retraite et autres frais de ces gens-là sont à la charge des finances de l'Etat. A un certain sens, on peut dire que la « classe moyenne » est devenue le synonyme des « dépenses de l'Etat ».

On apprend que dans la France d'aujourd'hui, plus de la moitié de PIB (Produit intérieur brut) est consacrée aux dépenses publiques dont une importante quote-part revient à l'assurance sociale, à la pension de retraite et à certaines autres choses. Le déficit des finances publiques a atteint en 2009 huit pour cent en France. C'est pourquoi dans la situation financière actuelle, le gouvernement français se trouve dans l'incapacité de promouvoir le développement et l'extension de la classe moyenne en France.



Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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