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Français>>InternationalMise à jour 15.06.2010 09h33
L'élection législative 2010 risque de diviser la Belgique ? (PAPIER D'ANGLE)

La Nouvelle Alliance flamande (N-VA, droite) et le Parti socialiste (PS) francophone sont les deux plus grands vainqueurs en Flandre et en Wallonie-Bruxelles, à l'occasion de l'élection législative anticipée belge qui a eu lieu dimanche, selon les résultats définitifs de l'élection annoncés lundi au petit matin par le ministère de l'Intérieur.

La N-VA gagne 27 des 150 sièges de la Chambre des représentants, suivie par les chrétiens-démocrates flamands (CD&V, 17), les socialistes flamands (SP.a, 13), les libéraux-démocrates flamands (Open VLD, 13), le Vlaams Belang d'extrême-droite (12), Groen (5) et Lijst Dedecker (1).

Le PS a pour sa part 26 sièges pour devenir la première famille politique de la Wallonie-Bruxelles au Parlement depuis 20 ans, devant le Mouvement réformateur (MR, 18), les chrétiens-démocrates francophones (CDh, 9), l'Ecolo (8) et le Parti populaire (PP, 1).

Sous la frappe de la crise financière et économique mondiale de ces deux dernières années, la Flandre néerlandophone et la Wallonie-Bruxelles francophone ont tendance à choisir deux chemins : la droite qui propose une économie libre, la réduction des dépenses publiques et des impôts, la promotion de l'esprit d'entrepreneur et l'amélioration de la compétitivité, renforce sa position dans le nord du pays avec la montée en flèche de la N-VA, alors que le PS qui prescrit une intervention de l'Etat, l'augmentation des dépenses publiques et des impôts, ainsi que l'amélioration de la protection sociale, revient avec force dans le sud.

La Flandre tourne à droite, mais la Wallonie tourne à gauche. Les flamands riches qui ne veulent plus servir de portefeuille pour les wallons, préfèrent le fédéralisme et même le mode confédéral pour que chacun traite les affaires de soi-même. Cette divergence est compliquée par le dossier épineux de la région de Bruxelles.

Belgique/législatives : la NV-A et le PS aux premiers rangs en Flandre et en Wallonie

Réforme institutionnelle, fin du litige ou amorce de la division

En général, la législative doit se tenir tous les quatre ans en Belgique. L'élection de ce dimanche, qui a eu lieu un an plus tôt que prévu, résulte de la démission en bloc, le 22 avril dernier du cabinet du Premier ministre Yves Leterme suite au retrait de la coalition au pouvoir des libéraux-démocrates flamands. L'échec des négociations entre néerlandophones et francophones sur Bruxelles est à l'origine de cette crise politique.

La Belgique a quelque dix millions d'habitants, dont 56% sont néerlandophones en Flandre, 34% sont francophones en Wallonie, 10% sont bilingues à Bruxelles. Les néerlandophones réclament l'éclatement de Bruxelles, ville entièrement encerclée par la Flandre mais francisée, sujet auquel les francophones s'opposent. Ce dossier concerne en effet des affaires économiques, judiciaires et éducationnelles des deux communautés.

Lors de la précédente législative en 2007, M. Leterme, chef de file d'alors des CD&V, avait fait entendre "cinq minutes de courage" pour résoudre le problème de Bruxelles. Mais il n'a pu bon gré mal gré tenir sa promesse électorale pendant les trois années écoulées.

Durant la campagne électorale de cette année, tous les politiciens néerlandophones parlaient d'une réforme institutionnelle (...) vers un fédéralisme au moins. Le phénomène de la N-VA qui se montre plus ferme vis à vis des francophones sur le dossier de Bruxelles, menaçant de ne pas exclure une requête de l'indépendance de la Flandre à la manière de l'ex-Tchécoslovaquie, donne un message dangereux concernant le sort de la Belgique. La pomme de discorde de Bruxelles a été jetée pour séparer, éloigner néerlandophones et francophones, la raison risque de céder au popularisme et au doute.

Après avoir remporté la victoire électorale en Frandre, le chef de file de la N-VA, Bart De Wever, a déclaré qu'il était prêt au dialogue et aux négociations sur la réforme institutionnelle, en faveur des néerlandophones et des francophones. Mais il est déjà soupçonné par ces derniers de camoufler sa "stratégie en deux phases" vers une indépendance.

En effet la N-VA a encore besoin d'établir une alliance parlementaire majoritaire avec d'autres interlocuteurs, surtout avec des francophones, pour former un nouveau cabinet. Mais ce n'est pas une chose facile. En 2007, neuf mois avaient été dépensés pour parvenir à un consensus sur la formation d'une coalition au pouvoir.

C'est la raison pour laquelle le roi Albert II de Belgique a qualifié cette crise politique d'"inopportune", car elle " porterait un grave préjudice d'une part au bien-être économique et social des citoyens, et d'autre part au rôle de la Belgique sur le plan européen", et ce à l'approche de la présidence semestrielle belge de l'Union européenne (UE) le 1er juillet prochain.

Source: xinhua

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