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Français>>InternationalMise à jour 09.06.2010 08h27
Togo : nécessité d'une nouvelle perception de la crise financière et économique en Afrique (PAPIER D'ANGLE)

La crise financière et économique qui éprouve les secteurs sociaux en Afrique devra être perçue autrement notamment comme une opportunité et un aiguillon pour des modalités d'une meilleure coopération.

La crise « doit être perçue comme une opportunité et permettre notamment d'explorer au sein même des Etats, entre les Etats africains et entre eux et les partenaires, les modalités d'une meilleure coopération », a indiqué mardi Nouréini Tidjani- Serpos, sous-directeur général du département Afrique à l'UNESCO, à l'ouverture d'un colloque international, à Lomé, sur «L'impact de la crise financière sur les secteurs sociaux en Afrique et les recherches de solution d'amortissement de cet impact ».

Un « changement de perception » de la crise doit être opéré, a expliqué M.Tidjani-Serpos, relevant que le monde « est en butte, de manière concomittante, à différentes crises : énergétique, alimentaire, économique, environnementale, financière, le tout conjugué et interconnecté ». A son avis, les « progrès durement acquis » dans les secteurs sociaux par les pays africains doivent être préservés et ne doivent pas être compromis par la crise financière et économique actuelle.

Le colloque de Lomé est organisé par le Club d'Afrique, un centre international de réfléxion créé en octobre 1980, qui apporte une contribution active à la préparation des conventions de Lomé I et de Lomé II signées au Togo, dans le cadre du partenariat des ACP-UE. Il a réuni une centaine de chercheurs, universitaires et spécialistes africains qui débattent de l'impact de la crise financière internationale sur les secteurs sociaux en Afrique, notamment l'éducation, la santé, l'habitat global, l'emploi, la communication et la culture.

Le colloque devra s'achever avec des « propositions concrètes à soumettre à l'attention des plus hautes autorités politiques et des décideurs de tous les secteurs socio-économiques », a indiqué Pr.Ampah Johnson, président du Club d'Afrique.

La rencontre de Lomé « revêt une importance particulière dans une période où la situation économique est de plus en plus difficile pour l'ensemble des Etats du monde et tout particulièrement pour les Etats du continent africain », a ajouté le Chancelier-Recteur des Universités du Togo. Elle est présentée comme un prélude aux débats attendus, en septembre prochain à New York aux Etats Unis, pour évaluer les progrès accomplis vers la réalisation des Objectifs du millénaires pour le développement(OMD) et les impacts de différentes crises sur les secteurs sociaux.

Selon M. Tidjani-Serpos, il y a nécessité de la préservation, au niveau national, de la part allouée aux secteurs sociaux tels que l'éducation semble impérative et le réajustement des stratégies envers les priorités. Sur les OMD, il repose le problème de leur réalisation, demandant s'il faudrait « tendre à les réaliser tous d'ici à la date butoire de 2015 ou concentrer les actions sur ceux considérés comme importants pour le développement à long terme ». La réponse « appartient naturellement » à chaque pays à ce niveau, a dit Tidjani-Serpos, préconisant, en matière d'éducation au niveau international, notamment l'encouragement de l'adoption de politiques éducatives sous-régionales et l'harmonisation des programmes.

« En termes stratégiques, l'adoption d'une apporche non- parcellaire et transcendant les secteurs est important », a ajouté le sous-directeur général du département Afrique à l'UNESCO.« Les efforts soutenus aux niveaux interne et intra-africain devraient s'adosser à un partenariat mondial fort pour le développement, fondée sur l'exigence d'une solidarité agissante de la part de la communauté internationale et sur la traduction concrète des engagements souscrits», a-t-il cependant relevé.

Ainsi, par rapport à l'impact de la crise financière et économique, M.Tidjani-Serpos a fait noter que « les pays moins avancés, les zones enclavés, les zones de conflit ou de post- conflit, les pays insulaires en développement méritent de se voir accorder des attentions particulières ».

"L'Afrique subit ces crises mais, au lieu de les considérer comme un dysfonctionnement, nous devons les prendre comme une fenêtre d'opportunités qui nous oblige à réfléchir et à essayer de trouver de nouvelles solutions à nos problèmes", a recommandé, quant à lui, le ministre togolais de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, François Galley.

Source: xinhua

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