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Français>>InternationalMise à jour 20.05.2010 08h12
Les P5 de l'ONU et l'Allemagne envisagent d'imposer de nouvelles sanctions à l'Iran (SYNTHESE)
Susan Rice, l'ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU

Les Etats-Unis ont diffusé mardi un projet de résolution soutenu par les autres membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, qui devrait imposer de nouvelles sanctions contre l'Iran.

"Le projet de résolution devrait s'appuyer sur les sanctions onusiennes existantes contre l'Iran et les renforcer, tout en élargissant le souffle et la portée des sanctions de l'ONU contre l'Iran et en ajoutant de nouvelles catégories de sanctions", a déclaré à la presse l'ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU, Susan Rice, à l'issue d'une session à huis clos du conseil de sécurité.

Le projet de résolution proposé par les Etats-Unis, visant à sanctionner l'Iran pour sa non-application des résolutions onusiennes précédentes, a obtenu le soutien de quatre autres membres permanents du Conseil de sécurité, à savoir la Grande-Bretagne, la France, la Chine et la Russie, ainsi que l'Allemagne, connus comme les P5 plus un. Le groupe s'est réuni à maintes reprises pour trouver un consensus sur les moyens destinés à gérer la question nucléaire iranienne.

"Ce projet prouve que la communauté internationale est gravement préoccupé par ce dossier", a déclaré à la presse l'ambassadeur de France à l'ONU, Gérard Araud.

Plus ferme que les résolutions précédentes, le projet de résolution imposera des sanctions à grande échelle résultant en un large éventail de points de pression associés aux activités nucléaires et de prolifération de l'Iran, et comporte une injonction pour l'Iran de se conformer aux obligations stipulées par l'Agence internationale de l'énergie atomique (IAEA).

"Son objectif est de rendre plus difficile pour l'Iran l'acquisition de la capacité d'armes nucléaires et de persuader l'Iran d'engager avec la communauté internationale sur ses préoccupations au sujet du programme nucléaire", a indiqué l'ambassadeur de Grande-Bretagne à l'ONU, Mark Lyall Grant.

En effet, la résolution ne signifie pas que "la voie diplomatique soit totalement écartée", a déclaré à la presse l'ambassadeur de Chine à l'ONU, Li Baodong, ajoutant que "nous pensons que le dialogue, la diplomatie et les négociations constituent les meilleurs moyens d'aborder la question nucléaire iranienne".

L'ambassadeur de Russie à l'ONU, Vitali Tchourkine, a salué le projet de résolution, déclarant qu'il ne poserait "aucun problème pour les relations économiques normales de l'Iran avec de nombreux pays".

Le projet de résolution imposera de nouvelles restrictions portant sur l'importation par l'Iran d'armes conventionelles. Les pays ne pourront plus vendre à l'Iran huit genres d'armes lourdes, dont des chars, des hélicoptères armés et des missiles.

Pour renforcer l'application, la résolution devrait imposer un mécanisme d'inspections de cargo sur les matériels interdits.

La résolution propose également de créer un groupe d'experts de l'ONU dont la tâche consistera à surveiller et à renforcer l'application des sanctions, et comprendra une annexe de personnalités spécifiques, incluant la Garde révolutionnaire d'Iran, et les entités qui seront soumises à des gels de biens et à des interdictions de voyage.

Pour Susan Rice, les négociations se poursuivront aux niveaux d'experts et diplomatique pour l'adoption de la résolution.

"Je ne peux pas dire combien de temps le processus durera", a indiqué Mark Lyall Grant qui a admis qu'il devait donner du temps à l'Iran pour aller de l'avant dans le cadre de son accord d'échange de combustible nucléaire conclu avec la Turquie et le Brésil.

Lundi dernier, l'Iran a consenti à transporter son uranium faiblement enrichi vers la Turquie pour échanger le combustible d'uranium d'une pureté de 20% afin de satisfaire les besoins de ses réacteurs de recherches. Cependant, l'Iran a déclaré qu'il continuerait à enrichir l'uranium d'une pureté de 20%.

Pour sa part, le représentant du Brésil à l'ONU, Maria Luiz Ribeiro Viotti, a déclaré à la presse que "nous devons saisir cette opportunité de dialogue".

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Source: xinhua

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