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Français>>InternationalMise à jour 21.04.2010 08h33
Madagascar : la tentative d'attaque à la Primature est-elle un cinéma? (PAPIER D'ANGLE)

Les partisans du président de la Haute Autorité de Transition (HAT) malgache, Andry Rajoelina, affirment à Madagascar que la tentative d'attaque de la Primature dimanche a été soutenu par l'ancien président Marc Ravalomanana, tandis que la mouvance Ravalomanana indique que c'est un cinéma.

Dimanche dernier, le colonel René Lilison de la Force d'intervention spéciale (FIS) auprès de la présidence a annoncé qu'une tentative de coup d'Etat avait été déjoué et que des militaires et des civils avaient été arrêtés pour avoir projeté d' attaquer, dans la nuit du 18 au 19, le palais du Premier ministre qui se situe dans le sud est de la capitale Antananarivo.

Selon le site internent www.actumada.mg considéré comme étant proche de la HAT, les appréhendés comprennent deux officiers militaires proches de Ravalomanana, à savoir l'adjudant Rodolphe, ancien membre de la garde présidentielle du régime de Ravalomanana, et le lieutenant Colonel César, qui se dit garde du corps de Fetison Rakoto Andrianirina, co-président de transition, issu de la mouvance Ravalomanana.

Le nom du général Raoelina, chef de la garde présidentielle du régime de Ravalomanana, est également impliqué dans cette affaire même s'il souffre actuellement de la maladie cardio-vasculaire et se trouve dans un hôpital d'Antananarivo.

Rodolphe, toujours selon le site Internet www.actumada.mg, aurait avoué que le fonds qu'ils utilisent pour cette mission vient de l'ancien président Ravalomanana, tandis que César aurait dit: "Outre les 20 dollars par jour payés aux membres du groupe, une récompense de 1.000 dollars par personne a été promise à la fin de l'opération, si celle-ci soit réussie".

Jusqu'à maintenant, la FIS, dirigée par le colonel Lylison, a arrêté 21 personnes, y compris un colonel qui s'est rendu aux investigateurs lundi, a-t-on indiqué.

Le général Désiré Ramakavelo, membre de la HAT, a affirmé: "Certaines personnes ne cherchent qu'à créer le désordre dans ce pays, surtout lorsqu'elles constatent qu'une nouvelle solution est trouvée pour sortir la Grande Ile de cette crise. Il n'y a pas d'autres mouvances à vouloir accomplir une telle action à part la mouvance Ravalomanana suite à ses déclarations à Maputo".

Il a accusé la mouvance de Ravalomanana et celles des deux autres anciens présidents, Didier Ratsiraka et Albert Zafy, de refuser "les propositions de sortie de crise avancées par les Malgaches".
Dans le camp de Ravalomanana, le président du congrès de Transition, Mamy Rakotoarivelo, a déclaré : "C'est un coup d'éclat et non coup d'Etat".

Raharinaivo Andrianantoandro, porte-parole du parti politique de Ravalomanana, le parti Tiako i Madagasikara (TIM) ou j'aime Madagascar, a déclaré que "nous poussons vers une solution négocié e à la crise. Nous condamnons tout acte de violence d'où qu'il vienne".

Jean-Louis Rakotoamboa, dirigeant des manifestations de la mouvance Ravalomanana, a affirmé pour sa part: "Si ce genre de tentative de coup d'Etat existe, c'est parce que certaines personnes sont mécontentes".

"Il est difficile d'accuser déjà des personnes, notamment Marc Ravalomanana, face à une telle situation. Les partisans de cet ancien chef d'Etat ont choisi d'organiser des manifestations pacifiques mais déterminées. S'ils avaient opté pour ce genre de tentative, ils l'auraient fait depuis des lustres", a-t-il soulign é.

"Nous condamnons tout acte visant à déstabiliser le pays. La HAT a toujours renié les structures conventionnelles signées dans les accords de Maputo et d'Addis-Abeba. Concernant la tentative de prise de Mahazoarivo, ce n'est pas la mouvance Ravalomanana qui aurait une telle intention. Il est toujours remarqué que lorsqu'il y a des solutions de sortie de crise à appliquer, ce genre de fait est constaté.

Concernant le garde de corps inculpé dans cette affaire, le responsable des manifestations de Ravalomanana a soutenu que "depuis le mois de décembre, au moment où les gardes du corps nous ont été retirés, nous ne nous sommes pas contactés", a indiqué M. Andrianirina.

Marc Ravalomanana en personne a déclaré, de son côté, rester "partisans d'une solution démocratique"

"Les rumeurs suggérant le contraire sont totalement fausses et penser le contraire à des fins politiques est potentiellement cynique et déstabilisateur", a relevé l'ancien président.

Pour la mouvance Zafy, le Dr Emmanuel Rakotovahiny, co-pré sident de transition, a affirmé que face à cette situation, "nous nous demandons si le président de la HAT ira à Johannesburg, pour un dialogue prévu avec Ravalomanana le 28 avril prochain, car la dernière fois, sa voiture a été attaquée, sans parler des bombes artisanales. Malheureusement, en dépit de ces faits, aucune enquê te n'a été ouverte pour les bombes artisanales, alors que pour le cas de dimanche dernier, des personnes ont été arrêtées sans qu'il y ait encore de preuves".


Source: xinhua

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