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Français>>InternationalMise à jour 09.04.2010 16h26
Pièges ou suspenses dans le nouveau traité russo-américain sur le désarmement nucléaire (PAPIER D'ANGLE)

Le président américain Barack Obama et son homologue russe Dmitri Medvedev ont signé jeudi dans la capitale tchèque de Prague un nouveau traité sur le désarmement nucléaire. Il s'agit d'un important événement dans l'histoire des relations entre les deux puissances. Mais des informations dévoilées au cours du processus des négociations et les derniers propos des dirigeants de Washington et de Moscou laissent entendre des pièges et des suspenses :

-- Les ogives nucléaires sur la voie de "déménagement" ou celle de "destruction"

Les Etats-Unis et la Russie ont débuté leurs négociations sur le désarmement nucléaire il y a 40 ans et la réduction du nombre des armes stratégiques était largement médiatisée. En fait, les phénomènes de "désarmement sans réduction" ou de "réduction sans destruction" existent toujours des deux côtés. Les traités conclus par Washington et Moscou sur le désarmement nucléaire n'ont stipulé que la réduction du nombre des armes stratégiques, au lieu de stipuler leur destruction. Aux Etats-Unis, des ogives nucléaires "désarmées" ont été plutôt effacées sur la liste du Pentagone, mais demeurent stockées dans des entrepôts du Département de l'énergie et pourront être retirées à tout moment.

La communauté internationale se penchera sur les stipulations du nouveau traité en matière d'ogives nucléaires "désarmées", à préciser la destruction ou le déménagement.

-- Comment calculer les moyens de projection

La capacité de frappe nucléaire efficace dépend largement du nombre et de la qualité des moyens de projection, si les ogives nucléaires ne peuvent pas être projetées, elles sont "mortes". Il existe en effet une importante différence entre les Etats-Unis et la Russie dans ce domaine. Les Etats-Unis comptent sur leurs sous- marins alors que la Russie, sur ses missiles terrestres mobiles. La marine américaine dispose de 14 sous-marins nucléaires stratégiques équipés de 1.152 ogives nucléaires, soit la moitié des ogives nucléaires stratégiques des Etats-Unis, ce qui inquiète le plus la Russie. En contrepartie, la Russie possède des missiles stratégiques SS-27 à plusieurs ogives nucléaires, marqués par leurs capacités de changer le trajectoire et de percer la défense anti-aérienne, ce qui est le casse-tête des Etats-Unis.

Comment le nouveau traité déterminera le nombre des moyens de projection sous-marins, terrestres et aériens des deux parties, en vue de leur rééquilibre militaire ?

-- Qui veut financer la destruction d'armes stratégiques russes

La Russie plaide pour la destruction des ogives nucléaires désarmées, parce que les armes nucléaires risquent de provoquer des catastrophes si elles ne sont pas bien entretenues. Mais la destruction d'armes nucléaires a besoin d'une somme colossale que la Russie n'est pas capable d'assumer. Depuis 20 ans, Moscou réclame à l'Occident des aides financières en vue de l'aider à détruire des armes nucléaires. De l'autre côté, l'Occident s'inquiète de la fuite d'armes et de technologies nucléaires russes, pour cette raison, le G8 (sept pays les plus industrialisés du monde -- Etats-Unis, Japon, Allemagne, France, Royaume Uni, Italie et Italie - plus la Russie) s'est engagé en 2002 à décaisser 20 milliards de dollars pour une étendue de dix ans pour aider la Russie à réduire son arsenal nucléaire et prévenir la mainmise d'organisations terroristes sur des armes nucléaires russes.

Face à l'actuelle crise financière et économique mondiale, le suspens est de savoir si le nouveau traité parviendra ou non à un engagement financier pour que l'Occident continue à financer la destruction d'armes nucléaires russes.

-- Comment apaiser le litige sur "la lance" et "le bouclier"

Washington a fait de grands efforts depuis 30 ans dans le développement et le déploiement du bouclier antimissile, alors que Moscou restait toujours vigilant sur ce dossier, par crainte que les Etats-Unis épaississent leur bouclier, en réduisant le nombre de leurs "lances", jusqu'à briser l'équilibre stratégique au détriment de la sécurité de la Russie. En septembre dernier, M. Obama avait annoncé l'abandon du projet de déploiement du bouclier terrestre contre des missiles balistiques en Tchèque et en Pologne. Aux yeux d'experts militaires, il ne s'agit que d'une tactique de remplacer le vieux projet par un nouveau, les technologies démodées par des sophistiquées. A l'heure actuelle, les Etats-Unis cherchent à déployer d'ici dix ans et en quatre étapes un bouclier moins coûteux, plus mobile et plus efficace dans l'Océan Atlantique et en Méditerranée. La Russie demande fermement aux Etats-Unis de renoncer à ce programme et essaie d'introduire le dossier du bouclier antimissile dans le nouveau traité sur le désarmement nucléaire. Le 6 avril, le chef de la diplomatie russe Serguei Lavrov a réaffirmé que Moscou se retirera du nouveau traité, si le bouclier antimissile des Etats-Unis réalise des progrès quantitatives et qualitatives pour avoir un impact substantiel sur les forces stratégiques russes.

On attend la solution à prescrire par le nouveau traité au litige russo-américain.

Source: xinhua

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