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Français>>InternationalMise à jour 08.04.2010 09h18
Madagascar : un groupe de société civile demande un compte-rendu degouvernance auprès de la HAT (PAPIER GENERAL)

Un groupe de sociétés civiles, des associations apolitiques qui adhèrent aux Accords de Maputo et l'Acte additionnel d'Addis-Abeba, a demandé un compte-rendu de gouvernance auprès de la Haute Autorité de Transition (HAT) lors d' une conférence de presse qui s'est tenue mardi.

Ces sociétés civiles ayant pour but de s'efforcer d'améliorer la qualité de la vie des malgaches, une force de veille, d'alerte, d'interpellation et de suivi sur la gouvernance à laquelle est soumis Madagascar, sont un groupement de leaders communautaires qui ne font pas parties du gouvernement ni d'un parti politique.

Cette organisation de huit importantes associations a déclaré à la presse qu'elle a constaté un blocage de la situation des malgaches notamment des pertes d'emplois, la cherté grandissante de la vie et l'absence de la paix sociale.

Elle a également affirmé qu'"aucune force vive nationale dotée d'un esprit responsable ne peut désapprouver la tenue des élections comme dernière étape pour sortir notre pays de la crise". Ce groupe de sociétés civiles ne cesse de rappeler que "les élections supervisées et organisées par la HAT seule ou par une autre force politique seule, n'obtiendra de crédit ni la confiance du point de vue de la sincérité du vote".

L'instauration récente de la structure de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) qui va organiser les élections à Madagascar et qui ne comprend que des acteurs acquis à la HAT, ne fait que renforcer cette crainte non négligeable, ont encore déclaré les sociétés civiles. Les élections prônées actuellement constitueraient alors un leurre et une trahison de plus de la population.

Le groupe de sociétés civiles partisans des Accords de Maputo a également demandé à la HAT la transparence sur quelques points essentiels dont les programmes du gouvernement de transition, les ressources financières et matérielles pour faire face aux diverses dépenses publiques ainsi que les déclarations de patrimoine des dirigeants de la HAT.

Ce groupe estime que ces points sont essentiels car la population "mérite d'avoir confiance envers ceux qui la gouvernent, cette confiance est un capital devenu rare depuis ces dernières décennies et un moteur motivant pour avancer individuellement et collectivement ensemble".

A noter que les Accords de Maputo, prônés par ces sociétés civiles, ont été signé le 9 août 2009 par les quatre protagonistes dont Andry Rajoelina, Marc Ravalomanana, Didier Ratsiraka ainsi que Zafy Albert. Ces Accords incluent le passage d'une transition politique d'une durée de 15 mois maximum à l'issue du quel des élections législatives et présidentielles se tiendront sous la supervision de la communauté internationale.

Un acte additionnel signé à Addis-Abeba a été rajouté à ces Accords stipulant que Andry Rajoelina reste à la tête de la Transition, mais lui adjoignent deux "co-présidents", dont Emmanuel Rakotovahiny de la mouvance Zafy et Fetison Rakoto Andrianirina de la mouvance Ravalomanana.

Les quatre mouvances ont également nommé Eugène Mangalaza de la mouvance Ratsiraka en tant que Premier ministre de consensus. De son côté, la mouvance Rajoelina rejette la demande des trois mouvances et procède actuellement de manière unilatérale aux préparations des élections.

Source: xinhua

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