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Français>>InternationalMise à jour 27.11.2009 13h16
Polanski libéré sous caution de 4,5 M $ et restera probablement en résidence surveillée

Roman Polanski a été libéré sous caution de 4,5 millions de dollars mercredi, et cela va permettre au réalisateur de quitter la prison suisse dans les jours qui suivent pour être mis sous surveillance à l'aide d'un badge électronique dans son chalet dans les Alpes.

La ministre suisse de la Justice a déclaré qu'elle ne voyait aucune raison de faire appel de la décision surprennante du Tribunal pénal suisse. Polanski devra rester en Suisse pendant que les autorités décident de son éventuelle extradition vers les Etats-Unis pour avoir eu des relations sexuelles à Los Angeles en 1977 avec une jeune fille de 13 ans.

Folco Galli, la porte-parole du ministère a déclaré que la décision finale sur le transfert de Polanski dans son chalet à Gstaad était prise "rapidement".

"L'appelant, âgé de 76 ans est marié et père de deux enfants mineurs", a annoncé le tribunal, qui a pris en compte l'offre de Polanski concernant la caution, après la mise en gage de son appartement à Paris. "On peut supposer qu'en étant un père responsable, il accordera, compte tenu notamment de son âge avancé, une plus grande importance à la sécurité financière de sa famille, comparé à une personne plus jeune."

La cour a déclaré que Polanski serait mis sous "surveillance électronique constante" dans son chalet et une alarme sera activée s'il quitte les lieux ou enlève le bracelet. Elle a par ailleurs ajouté qu'elle considérait toujours le risque de fuite du cinéaste élevé.

Les avocats de Polanski, Lorenz Erni à Zurich, Hervé Temime, à Paris et le Tchad Hummel à Los Angeles ont refusé de commenter sa libération sous caution. Le bureau des avocats du district de Los Angeles n'ont fait part d'aucune réaction, a indiqué la porte-parole Shiara Davila-Morales.

La décision avait un effet de surprise après une série de rebondissements dans l'affaire du réalisateur de "Rosemary's Baby", "Chinatown" et "Le Pianiste".

Le ministère suisse de la Justice a ordonné l'arrestation de Polanski le 26 septembre dernier, lorsqu'il est arrivé à Zurich pour recevoir un Lifetime Achievement Award au festival du cinéma.

Les experts juridiques suisses ont déjà affirmé que les chances de libération de Polanski sous caution étaient minces, et même les autorités américaines ont exprimé leur certitude que les tribunaux suisses ne pourront pas lui accorder la libération.

La cour a rejeté la première proposition de Polanski le mois dernier, avec la proposition de son chalet de Gstaad en guise de caution, qui selon le réalisateur représente plus de la moitié de sa fortune personnelle et serait définitivement une garantie contre sa fuite, car il a deux enfants à charge, dont il doit payer les frais de scolarité.

Le tribunal a exigé l'argent liquide à la place, et cette fois a été plus favorable à la proposition de Polanski concernant une garantie bancaire et la menace de confiscation de la maison familiale s'il fuit la justice.

"Le cash est le roi", a déclaré Peter Cosandey, l'ancien procureur de Zurich. Pourtant, il dit de ne pas «se souvenir d'une affaire quelconque où la liberté sous caution aurait été accordée à quelqu'un qui ne réside même pas en Suisse."

Une décision sur l'extradition Polanski à Los Angeles est toujours en suspens, et le condamné pourra à nouveau faire appel.

Pendant toutes ces procédures, Polanski resterait dans son chalet de 1,6 millions de dollars, entouré de sommets enneigés à la périphérie de Gstaad, l'une des stations de ski les plus prisées au monde. Des célébrités comme Elizabeth Taylor et Roger Moore ont appelé cette ville leur maison, et elle reste populaire parmi les célébrités et les membres des familles royales.

Polanski a été accusé d'avoir violé une fille qui avait 13 ans après l'avoir fait boire du champagne avec un cachet de Quaalude pendant un tournage en 1977. Il a d'abord été inculpé de six crimes, dont un viol commis avec l'usage de la drogue, la pédophilie et la sodomie.

Polanski a plaidé coupable pour avoir une accusation moins grave concernant les rapports sexuels illégaux. En échange, le juge a accepté d'abandonner les autres accusations et l'a condamné à 90 jours de prison avec une évaluation psychiatrique. L'agent de probation a libéré Polanski après 42 jours, mais le juge a affirmé qu'il allait le renvoyer à purger les 90 jours de prison.

Par la suite, Polanski a fui le pays le 1er février 1978, le jour où il devait être condamné et a vécu en France depuis lors.

Polanski revendique que le juge et les procureurs ont agi d'une manière incorrecte. La cour d'appel de Californie va écouter les arguments de ses avocats le mois prochain. Ils vont demander à la cour d'ordonner à un tribunal d'instance inférieure de décider d'annuler les charges contre le fugitif, avec sa présence ou non.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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