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Français>>InternationalMise à jour 23.10.2009 09h14
Le chef de l'OTAN met en garde contre l'instabilité en Asie centrale

Les hauts responsables de la diplomatie de l'OTAN ont mis en garde jeudi les membres de l'alliance qu'un échec en Afghanistan entraînerait une propagation de l'instabilité aux pays voisins dans la région, y compris au Pakistan, pays doté de l'arme nucléaire, ce qui aurait "des conséquences" inévitables pour l'Europe.

"L'abandon de l'Afghanistan transformerait de nouveau ce pays en terrain d'entraînement d'Al-Qaïda", a déclaré le secrétaire général de l'OTAN Anders Fogh Rasmussen, devant les ministres de la Défense de l'alliance, réunis pour deux jours dans la capitale slovaque pour des discussions centrées sur le conflit afghan.

"La pression sur le Pakistan, pays doté de l'arme nucléaire, serait énorme, et l'instabilité se propagerait en Asie centrale, ce ne serait qu'une question de temps avant que nous n'en subissions les conséquences ici en Europe", a dit M. Rasmussen lors d'une conférence précédant les négociations des ministres.

En réponse à l'aggravation de la situation, le commandant en chef de l'OTAN en Afghanistan, le général américain Stanley McChrystal, a proposé de relever le niveau des troupes alliées à environ 40 000 hommes, et à changer de tactique pour apporter davantage de sécurité aux civils afghans et saper le soutien aux insurgés.

Des personnalités influentes à Washington, à commencer par le vice-président Joe Biden, rechignent à envoyer un grand nombre de troupes supplémentaires dans ce conflit et préféreraient conserver des niveaux de troupes sensiblement inchangés en concentrant leur mission sur la traque des repaires d'Al-Qaïda dans les régions frontalières entre l'Afghanistan et le Pakistan.

Malgré les critiques croissantes sur le temps écoulé avant de prendre une décision, deux mois après la présentation par M. McChrystal de son plan, les responsables américains laissent entendre qu'aucune conclusion ne devrait être adoptée aux États- Unis avant le déroulement du second tour des élections prévu le 7 novembre entre le président Hamid Karzaï et son rival, l'ex- ministre des Affaires étrangères Abdullah Abdullah.

Le Pentagone est préoccupé du risque d'atermoiement excessif étant donnée la situation sur le terrain. L'indécision actuelle complique également la tâche de M. Gates, qui s'efforce d'obtenir des 27 autres pays alliés un engagement de troupes supplémentaires dans la mission en Afghanistan.

Les quelque 32.000 soldats américains en Afghanistan représentent actuellement près de la moitié des 67.700 hommes de la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) dans ce pays. Les États-Unis comptent également près de 36.000 autres soldats en Afghanistan, déployés en-dehors de la structure de l' OTAN.

M. Rasmussen presse les membres de l'alliance de contribuer davantage d'unités capables de former, de superviser et de collaborer en partenariat avec l'armée afghane.

"Nous devons en faire davantage aujourd'hui pour pouvoir en faire moins demain", a-t-il estimé. L'armée afghane totalise actuellement 94.000 hommes et s'est fixée pour objectif d' atteindre les 134.000 à la même époque l'an prochain.

Source: xinhua

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