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Français>>InternationalMise à jour 29.09.2009 16h35
Clinton appelée à relâcher le réalisateur Polanski

Le conflit international qui a éclaté autour de Roman Polanski a atteint son paroxysme lundi, alors que la France et la Pologne ont exhorté la Suisse de libérer sous caution le réalisateur âgé de 76 ans, et attirer l'attention des autorités américaines en remontant jusqu'à la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton pour parler de cette affaire.

Polanski était en détention provisoire pour le troisième jour après que la police suisse l'a arrêtée samedi suite à un mandat d'arrêt international à son arrivée à Zurich pour recevoir un Lifetime Achievement Award à un Festival de cinéma.

On s'attendait à une affaire juridique très compliquée de tous les côtés après que les Etats-Unis ont tenté d'obtenir son extradition pour avoir eu des relations sexuelles en 1977 avec une jeune file de13 ans et avoir fui vers la France un an plus tard.

Le Ministère de la Justice suisse n'a pas exclu lundi la possibilité que Polanski, un réalisateur des films classiques comme Chinatown et Rosemary's Baby, pourrait être libéré sous caution à condition qu'il ne fuie pas la Suisse.

Guido Balmer, le porte-parole de la Justice a annoncé qu'une telle disposition est « pas totalement exclue» selon le droit suisse et que Polanski pourrait contester la caution.

A Paris, le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a déclaré qu'il espérait que Polanski pourrait être rapidement libéré par les Suisses, en appelant l'appréhension un peu "sinistre". Il a également déclaré sur la radio France-Inter que lui-même et son homologue polonais Radek Sikorski, ont écrit au président Clinton.

Polanski, qui a possède une double nationalité, française et polonaise, a engagé un avocat suisse Lorenz Erni pour le représenter en Suisse, selon le cabinet d'avocats Eschmann & Erni.

Une affaire qui risque d'être longue

Il est fort probable que Polanski passe plusieurs mois en détention, à moins qu'il n'accepte de renoncer à toute contestation relative à son extradition vers les Etats-Unis. En vertu d'un accord de 1990 entre la Suisse et les Etats-Unis, Washington a 60 jours pour présenter une demande formelle de son transfert.

La législation concernant une affaire similaire il y a quatre ans concernant l'ancien ministre russe de l'énergie atomique, Evgueni Adamov a confirmé que le suspect reste en détention pendant toute la procédure.

Cela signifie que la procédure d'extradition peut également être longue pour les Etats-Unis. Leur demande de transfert de Polanski doit d'abord être examinée par le ministère de la Justice suisse, et une fois approuvée, on peut faire appel à un certain nombre de tribunaux.

Pour l'instant, Polanski vit dans une cellule de Zurich où il reçoit trois repas par jour et n'est autorisé à sortir que pour une heure d'exercices quotidiens.

Rebecca De Silva, la porte-parole des autorités pénitentiaires de Zurich, a déclaré que la famille et les amis peuvent voir Polanski pendant une heure chaque semaine, mais cela n'inclut pas les visites officielles des avocats et des diplomates consulaires.

Le ministère de la Justice a insisté dimanche que la politique n'a joué aucun rôle sur l'ordre d'arrestation de Polanski, qui vit en France mais a passé beaucoup de temps dans un luxueux chalet suisse à Gstaad. Cela a conduit à la spéculation généralisée parmi ses amis et même des politiciens en Suisse que le pays neutre a été contraint par Washington de passer à l'action.

"Il y a eu une demande d'arrestation valide et nous savions quand il allait venir. C'est pourquoi il a été placé en garde à vue," a dit Balmer. "Aucune autre question n'est entrée en jeu."

Les États-Unis possèdent un mandat d'arrêt sur Polanski depuis 1978. Polanski a demandé à une Cour d'appel des États-Unis en Californie de confirmer le refus d'un des juges de rejeter son affaire. Il réclame qu'une faute a été commise par le juge qui est décédé aujourd'hui et qui a tenté de régler l'affaire à l'amiable et est ensuite revenu sur sa décision.

Sa victime, Samantha Geimer, qui est une personne publique, a rejoint la demande de Polanski, en précisant qu'elle désire qu'on mette un terme à cette affaire. Elle avait poursuivi Polanski en justice et avait obtenu une compensation dont le montant n'a pas été divulgué.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

Commentaire
il est innocent il merite la liberte bon courage a lui dans son metier fleur m elle floria...
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