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Français>>InternationalMise à jour 24.09.2009 08h13
Le protectionnisme fait obstacle à la reprise économique mondiale (PAPIER D'ANGLE)

Les dirigeants des pays membres du G20 pourraient réaffirmer leurs engagements à promouvoir le libre-échange lors du sommet prévu les 24 et 25 septembre à Pittsburgh, d'autant plus que le protectionnisme est considéré comme un obstacle à la reprise économique mondiale.

LES TENDANCES PROTECTIONNISTES A LA HAUSSE

"La température monte, le protectionnisme rampant atteint une zone dangereuse", a averti la semaine dernière le président de la Banque mondiale, Robert Zoellick.

"Les actions et les annonces de nouvelles barrières non seulement bloquent le commerce et pourraient entraver une reprise fragile, mais elles risquent de faire sursauter les marchés financiers nerveux", a-t-il indiqué.

Lors du sommet du G20 en avril dernier à Londres, les dirigeants se sont engagés à "s'abstenir d'ériger de nouvelles barrières aux investissements dans le commerce de produits et de services, d'imposer des restrictions sur les exportations... Nous tiendrons cet engagement jusqu'à fin 2010".

Mais les membres du G20 ont adopté plus de cent "mesures évidemment discriminatoires" selon un récent rapport rendu public par Global Trade Alert (GTA), équipe d'analystes commerciaux soutenue par la Banque mondiale et le gouvernement britannique.

Selon le rapport, les gouvernements à travers le monde ont mis en vigueur 280 mesures protectionnistes depuis le premier sommet du G20 sur la crise financière mondiale, qui s'est déroulé en novembre 2008 à Washington.

Ces mesures protectionnistes comprennent des fonds d'aide gouvernementaux, des droits de douane élevés, des restrictions sur l'immigration et des subventions aux exportations.

Plus de 90% des produits échangés dans le monde ont été touchés par certaines mesures protectionnistes.

Aux Etats-Unis, l'administration Obama a annoncé au début du mois courant que dès le 26 septembre, des droits de douane punitifs de 25% à 35% seraient imposés aux importations de pneus chinois pour une période de trois ans.

Cette mesure protectionniste pourrait aboutir à des prix hors du marché pour 17% des pneus vendus aux Etats-Unis et gonfler les prix du marché pour les consommateurs.

Parralèlement, l'Union européenne a lancé au cours du premier semestre de l'année deux procédures anti-dumping, toutes les deux visant la Chine, alors que le Japon a réformé les politiques sanitaires de manière à restreindre les importations alimentaires.

Les pays riches ne sont pas les seuls à adopter des politiques protectionnistes depuis le début de la crise financière.

La Russie a planifié l'augmentation des droits de douane généraux, l'Afrique du Sud modifie les règles des achats gouvernementaux pour favoriser les entreprises locales possédées par les non-blancs, alors que l'Inde a lancé 42 enquêtes anti-dumping au cours du deuxième semestre de l'année dernière.

L'étude de GTA montre que les gouvernements adoptent des mesures protectionnistes à un taux de 70 par trimestre depuis le début de l'année.

La Chine est le pays le plus visé par les mesures protectionnistes. Plus de 50 pays ont adopté des mesures au détriment de la Chine.

UNE CONJONCTURE DANGEREUSE

Un rapport publié par Chad P. Brown, professeur d'études économiques à l'Université de Brandeis, atteste également que les nouvelles demandes de protection contre les importations au cours de la première moitié de l'année 2009 se sont accrues de 18,5% par rapport à la même période de l'année 2008 à travers le monde.

La clé du problème de ce protectionnisme répandu réside dans le conflit entre les intérêts internationaux et nationaux.

"Bien que les décideurs politiques aient conscience de ce danger et aient réaffirmé leur engagement à ouvrir le commerce multilatéral et à conclure le cycle de Doha, il est déjà clair qu'il y a des pressions nationales en faveur de l'adoption de mesures protectionnistes", a fait remarquer Peter Sutherland, président du BP (British Petroleum) et ancien directeur général de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

"Nous sommes dans une conjoncture dangereuse pour assurer la reprise économique mondiale", a récemment estimé William Rhodes, vice-président de Citigroup. "Le choix doit être fait entre le déploiement d'un effort déterminé pour tenir complètement les engagements pris lors des deux sommets précédents du G20, et la poursuite de la politique beggar-thy-neighbor (protectionniste) entreprise de façon catastrophique dans les années 30".

Les pays développés doivent passer de la parole à l'action afin de protéger le système commercial et d'investissement mondial, a souligné M. Rhodes.

Les Etats-Unis, le plus important pays développé, devront prendre la responsabilité de l'échec de la disposition "Buy American" de leur ensemble de mesures de stimulation. Cette disposition a déclenché la nouvelle vague de protectionnisme.

"Aux Etats-Unis, nous devons envoyer les bons signes à nos amis étrangers en ratifiant les accords commerciaux bilatéraux... et en poursuivant activement un agenda de libre-échange", a ajouté M. Rhodes.

"Les pays devront passer de la défense à l'offensive, négocier pour ouvrir les marchés, et non les fermer", a martelé le président de la Banque mondiale Robert Zoellick.

Des analystes politiques se joignent également à la discussion.

"Les actions et non-actions de M. Obama disent au monde que les Etats-Unis abandonnent le leadership mondial dans le cadre du commerce que les présidents des deux partis ont travaillé à maintenir depuis les années 30", indique un article publié par le Wall Street Journal la semaine dernière. Il qualifie même M. Obama de "président protectionniste".

"M. Obama n'aurait pas l'intention de déclencher une guerre commerciale", admet toutefois l'article, en référence à la dispute sur les pneus entre les Etats-Unis et la Chine," mais les passions commerciales, une fois déclenchées, seront impossibles à contrôler".

Source: xinhua

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