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Français>>InternationalMise à jour 08.09.2009 13h09
Le Brésil et la France renforcent leur partenariat stratégique avec un accent sur la défense (PAPIER GENERAL)

Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva et son homologue francais Nicolas Sarkozy ont décidé lundi de renforcer le partenariat stratégique entre les deux pays, mettant en relief la coopération bilatérale en matière de defense.

M. Sarkozy, arrivé dimanche à Brasilia pour une visite d'Etat de deux jours, a été l'invité d'honneur lundi à la célébration de la Journée de l'indépendance du Brésil.

Lors de la visite du président français, les deux pays ont surtout concrétisé un accord-cadre, signé en décembre dernier à Rio de Janeiro, portant sur la construction de cinq sous-marins bresiliens avec la technologie française, dont un nucléaire, et sur l'achat à la France de 50 hélicoptères de type EC-725.

Selon le contrat, la France va aider le Brésil à construire un sous-marin à propulsion nucléaire. La construction commencera en 2015 et le sous-marin serait mis en service en 2021.

Une fois le sous-marin nucléaire mis dans l'eau, le Brésil deviendra le sixième pays à posséder un navire avec technologie nucléaire après les Etats-Unis, la Russie, la Chine, la Grande-Bretagne et la France.

D'après ce qu'a révélé la presse locale, le montant du contrat s'élève à environ 12,3 milliards de dollars, soit la plus importante dépense dans le domaine de la défense dans l'histoire récente du Brésil.

D'ailleurs, les deux présidents ont annoncé une alliance stratégique dans le domaine aéronautique, où les deux pays "ont des avantages importants et complémentaires, qui pourraient déboucher sur l'élaboration et la construction d'équipements qui doivent être vendus à l'avenir aux pays tiers.

Dans ce contexte, M. Sarkozy a dit à son homologue brésilien l'intention de la France d'acquérir une douzaine d'unités du futur avion de transport militaire KC-390, que la partie brésilienne est en train de mettre au point, tout en exprimant la volonté de l'industrie française de défense à contribuer au développement du programme de ce nouvel aéronef.

Dans le même temps, le président Lula da Silva a annoncé la décision du Brésil à "entamer des négociations avec la société française Dassault sur l'acquisition de 36 avions de combat Rafale.

En justifiant cet énorme achat de matières de combat, Lula da Silva a indiqué que ces achats avaient pour but de protéger les richesses de son pays, quoiqu'elles sont sur la terre en Amazonie ou dans dans le fond de la mer, qui pourraient être convoitées par d'autres nations.

Le Brésil a découvert, durant ces deux dernières années, d'importantes réserves de ressources pétrolières dans les mers au large de sa côte sud-est.

Le saut technologique servira d'une composante fondamentale dans la stratégie de la défense brésilienne, a souligné Lula da Silva.

"Le partenariat strategique en défense avec la France est une valeur extraordinaire quand on voit ce que nous pouvons construire ensemble. Aujourd'hui n'est pas seulement la Journée de l'indépendance du Brésil, il est aussi le jour que nous venons consolider l'alliance stratégique avec la France", a-t-il dit.

Pour sa part, M. Sarkozy a dit qu'un pays fort est un pays qui est en mesure de se défendre et faire entendre sa voix dans le monde.

Il a réitéré l'appui de la France à la candidature brésilienne d'un siège au Conseil de sécurité des Nations Unis, et prédit que les deux pays s'entendent sur une position commune pour les changements climatiques lors de la Conférence des Nations Unies sur le climat, prévue en décembre à Copenhague.

En outre, les dirigeants ont convenu que le prochain sommet du G-20, qui se tiendra les 24 et 25 septembre à Pittsbourg (Etats-Unis), devraient faire progresser la réforme des institutions financières et la réglementation internationale du système financier.

Lula Da Silva a constaté que le G-20 avait joué un rôle important face à la crise financière mondiale, mais à un rythme plus lent que l'on a souhaité.

Selon Lula Da Silva, le Brésil pourrait proposer, lors du prochain sommet du G-20, que les banques ne seront autorisé à fournir que ce dont elles ont besoin, et pas plus que cela, et que le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale (BM) doivent connaître rapidement un changement.

Dans le même esprit, M. Sarkozy a déclaré que la réunion à Pittsbourg ne peut être "un sommet pour rien", en notant que le FMI doit accorder plus de droit de vote aux pays émergents pour devenir plus efficace.

Le president français a quitté le Brésil lundi dans l'après-midi pour regagner son propre pays.

Source: xinhua

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