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Français>>InternationalMise à jour 20.08.2009 16h54
La visite de Moubarak à Washington élargit les perspectives de paix au Moyen-Orient (ANLAYSE)

Bien que la visite du président égyptien, Hosni Moubarak, aux Etats-Unis n'ai été suivie d'aucune déclaration majeure, comme le prédisaient les observateurs, sa visite a élargi les perspectives de paix au Moyen-Orient, estiment plusieurs spécialistes égyptiens en relations internationales.

M. Moubarak, 81 ans, s'est rendu à Washington, où il n'était pas retourné depuis cinq ans, en raison de ses désaccords avec le prédécesseur de M. Obama, George W. Bush, qui a lancé une guerre contre l'Irak et a fait pression sur l'Egypte sur la question démocratique. M. Moubarak se rendait régulièrement à Washington sous l'administration Clinton.

Les deux présidents ont exprimé lors d'une conférence de presse leur souhait d'instaurer la paix dans la région et ont souligné que le processus de paix ne peut plus continuer à échouer.

Lors de sa visite, M. Moubark a évoqué une solution définitive au conflit israélo-palestinien, comprenant le retour des refugiés palestiniens et le gel de la colonisation juive, ce qui a élargi la vision américiane sur le processus de paix au Moyen-Orient, a indiqué le professeur Said al-Lawindy, chef du département des relations internationales du centre Al-Ahram d'études politiques et stratégiques.

Cette visite fait suite au discours de M. Obama au monde musulman, qui a marqué un nouveau départ des relations entre les Etats-Unis et le monde musulman, a signalé M. Al-Lawindy, ajoutant que la visite avait atteint son but qui était d'enrichir la vision de paix.

M. Obama a prononcé le 4 juin dernier au Caire un discours marquant adressé au monde musulman, dans lequel il a indiqué que "la seule résolution consiste à répondre aux aspirations des uns et des autres en créant deux Etats, où des Israéliens et des Palestiniens vivraient en paix et en sécurité. C'est dans l'intérêt d'Israël, dans l'intérêt de la Palestine, dans l'intérêt de l'Amérique et dans l'intérêt du monde entier. C'est pourquoi j'entends poursuivre personnellement ce but avec toute la patience et le dévouement qu'exige cette tâche."

Depuis lors, l'administration Obama a demandé à plusieurs reprises à Israël de geler toutes ses activités de colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

Cependant, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a insisté sur le fait que les travaux de construction dans les colonies existantes devaient se poursuivre afin de satisfaire "la croissance naturelle", mais a promis de cesser la construction de nouvelles colonies.

Le résultat le plus important de cette visite est le dégel significatif des relations égypto-américaines suite aux années difficiles de l'administration Bush, estime le docteur Abdel Moniem el-Mashat, chef du centre de recherches et d'études politiques de l'Université du Caire.

Les Etats-Unis dépendront toujours de l'Egypte pour résoudre le conflit au Moyen-Orient, a fait remarquer Gehad Ouda, un analyste politique et professeur de sciences politiques à l'Université d'Helwana.

"Bien que des différends demeurent entre l'Egypte et les Etats-Unis, comme 'le parapluie de défense nucléaire' au Moyen-Orient et la question démocratique, ils partagent davantage de points communs."

L'Egypte et les Etats-Unis vont coopérer plus étroitement dans les mois à venir afin d'instaurer "la solution définitive", a indiqué M. Ouda, qui a ajouté que la position égyptienne est soutenue par plusieurs pays dans la région.

Peu avant sa visite à Washington, M. Moubarak a réaffirmé que son pays s'oppose à la proposition israélienne d'"une solution temporaire" pour régler les conflits, prônant plutôt un nouveau "plan de solution définitive".

Durant leur entretien mardi dernier, MM. Obama et Moubarak ont convenu de rédiger un plan d'urgence pour parvenir à une solution définitive du conflit au Moyen-Orient. L'Egypte a exhorté les Etats-Unis à persuader Israël de s'engager dans la solution définitive, en vue de dénouer le problème du Moyen-Orient sans recourir à la force, a indiqué M. el-Mashat, de l'Université du Caire.

Source: xinhua

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