Bernard Vallat, directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé animale (OIE), a affirmé ne s'inquiéter pas de l'actuelle situation de la grippe aviaire en Chine, qui vient de confirmer un nouveau décès humain de l'épizootie, premier cas rapporté à Beijing depuis 2003.
La Chine est un pays immense et elle doit effectuer des vaccinations sur des millions de volailles pour prévenir la grippe aviaire, donc il n'est pas surprenant de voir quelques problèmes dans le systèmes de surveillance, a indiqué M. Vallat à l'agence Xinhua à l'issue d'une conférence de presse tenue au siège de l'OIE à Paris.
En Chine et au Vietnam, le virus hautement pathogène H5N1 a été bien contrôlé grâce à une vaccination systématique sur les volailles, a affirmé le directeur géréral de l'OIE.
Il a par ailleurs félicité la "bonne coopération" entre l'OIE et la Chine depuis ces dernières années et proposé à cette dernière de mettre en place un système de compensation en faveur des agriculteurs touchés par la grippe aviaire, qui hésitent toujours d'abattre les volailles malades pour des raisons économiques.
Le nombre de décès humains est beaucoup moins important que celui des animaux, ce qui prouve que la grippe aviaire est une maladie qui vise principalement les animaux, a assuré M. Vallat, ajoutant qu'il ne voit pas de signes concernant une éventuelle infection entre les êtres humains.
Source: xinhua