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Le Conseil de sécurité de l'ONU n'est parvenu à aucun accord formel après des discussions sur les opérations militaires israéliennes dans la bande de Gaza, a annoncé samedi le président du Conseil.
"Il n'y a pas eu d'accord formel entre les membres du Conseil de sécurité", a déclaré Jean-Maurice Ripert, ambassadeur de France auprès de l'ONU qui préside le Conseil de sécurité pour janvier.
M. Ripert a fait cette déclaration devant des journalistes à l'issue d'une réunion d'urgence à huis clos des 15 membres du conseil, consacrée à la situation à Gaza après l'entrée de troupes israélienne dans cette enclave côtière palestinienne.
Cependant, M. Ripert a indiqué avoir noté "de fortes convergences" entre les membres du conseil pour faire adopter une déclaration par le conseil en vue d'appeler à "un cessez-le-feu immédiat, permanent et entièrement respecté à Gaza et dans le sud d'Israël".
Au cours des consultations à huis clos, des membres du conseil se sont déclarés très préoccupés par l'escalade des violences et la situation humanitaire à Gaza. Ils ont appelé au déploiement d'efforts pour assurer un libre accès dans la zone afin que les aides humanitaires puissent être livrées aux personnes qui en ont besoin.
"Il y a également de fortes convergences entre les membres du conseil pour appeler toutes les parties à reprendre les négociations de paix", a déclaré M. Ripert.
La réunion d'urgence du Conseil a été convoquée samedi soir à la demande de la Libye, seul pays arabe à siéger au Conseil de sécurité composé de 15 membres. La Libye a fait circuler un projet de déclaration qui a exprimé "de sérieuses inquétudes" sur l'invasion militaire israélienne à Gaza et a appelé à un cessez-le-feu immédiat, durable et entièrement respecté.
Les Etats-Unis, l'un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité, ont empêché le conseil d'adopter la déclaration, qui n'est pas contraignante pour tous les pays, selon des sources diplomatiques.
Le Conseil de sécurité a le droit d'adopter une déclaration, ou une résolution, qui est contraignante en droit, seulement après avoir obtenu un consensus des membres.
Plus tôt dans la journée, Riyad Mansour, observateur palestinien aux Nations Uniies, a déclaré à la presse que les Palestiniens "ont exprimé leur forte volonté pour que le Conseil de sécurité envoie ce soir un très fort message en adoptant une déclaration présidentielle qui réclamera ou demandera un cessez-le-feu immédiat à Israël".
Choqué par les opérations militaires israéliennes dans la bande de Gaza, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon a exprimé sa "préoccupation extrême et déception" au Premier ministre israélien Ehud Olmert.
"Le secrétaire général réitère son appel à une cessation immédiate de toutes les violences, et demande aux partenaires régionaux et internationaux d'exercer toute leur influence possible pour mettre immédiatement un terme à l'effusion de sang et aux souffrances", indique une déclaration de l'ONU, publiée par le porte-parole de M. Ban.
Plus de 450 Palestiniens ont été tués et 2.300 autres blessés depuis le début des raids aériens israéliens sur Gaza le 27 décembre dernier.
Le président palestinien Mahmoud Abbas et les ministres des Affaires étrangères de certains pays arabes devraient rencontrer M. Ban lundi au siège de l'ONU à New York, ont indiqué samedi matin des responsables onusiens.
Les pays arabes pressent le Conseil de sécurité d'adopter une résolution, élaborée par la Libye, pour condamner l'offensive israélienne sur Gaza et appeler à un cessez-le-feu immédiat qui devrait être entièrement respecté par toutes les parties.
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Source: xinhua