La Chine a progressé de manière spectaculaire sur tous les fronts de la recherche et du développement (R&D), dépenses, compétences, publications scientifiques, brevets en particulier, selon le dernier rapport bisannuel de l'Observatoire des sciences et des techniques (OST), cité jeudi par le quotidien français Le Monde.
Alors que les Etats-Unis demeurent la superpuissance en matière de recherche et développement avec une dépense intérieure de 280 milliards de dollars (198 milliards d'euros), loin devant l'Union européenne (199 milliards de dollars) et le Japon (113 milliards de dollars), la Chine s'invite à la table des grands avec une dépense de 101 milliards de dollars, indique le rapport.
Entre 2000 et 2005, le pays a multiplié par plus de deux ses dépenses intérieures en R& D, propulsant sa part dans les dépenses mondiales de 6,2% à 11,8%, tandis que celles des Etats-Unis, de l'UE, et du Japon dans une moindre mesure, ont régressé, selon la même source.
Par ailleurs, le nombre des publications, indicateur principal pour mesurer la dynamique des équipes de recherche, a augmenté de 96% au cours de cette période en Chine, hissant le pays au troisième rang mondial "avec 7% des publications toutes disciplines confondues", selon l'OST.
Les dépôts de brevets, autre indice important du dynamisme technologique d'un pays, ont également connu un plein essor en Chine (+ 124%), notamment dans le domaine d'électronique- électricité.
Pour Jean-Joseph Boillot, économiste du Centre d'études prospectives et d'informations internationales (CEPII), la Chine a fait preuve d'"une volonté politique d'investir dans des secteurs à forte valeur ajoutée", la télécommunication et l'automobile par exemple, "car la Chine sait qu'elle ne peut plus compter sur une main-d'oeuvre abondante qui produisait à bon marché", a-t-il indiqué lors d'une interview accordée au Monde.
Source: xinhua