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Les chefs de gouvernement des Vingt-Sept pays membres de l'Union européenne (UE) se rencontrent en sommet à Bruxelles jeudi et vendredi pour discuter du paquet énergie-climat visant les trois 20% et du plan de relance de 200 milliards d'euros de l'UE.
L'ambitieux paquet énergie-climat fixe comme objectif une réduction de 20% des émissions de gaz à effet de serre, 20% d'économies d'énergie et un développement des énergies renouvelables d'ici 2020. Les dirigeants de l'UE ont déjà abouti à un consensus sur les grandes lignes et le reste de questions épineuses doivent être réglées lors du sommet.
A l'approche du sommet, les revendications nationales se sont multiplient sur le paquet. La chancelière allemande Angela Merkel a mis en garde contre toute mesure qui "mettrait en danger l'emploi ou les investissements en Allemagne". L'Italie a souhaité que le paquet réponde à ses demandes pour protéger son industrie manufacturière.
De son côté, la Grande-Bretagne a refusé l'idée d'un fonds de solidarité pour aider les pays d'Europe de l'Est à se conformer aux exigences du paquet. Et Varsovie continue de réclamer du temps et de l'argent pour "verdir" ses très polluantes centrales électriques au charbon.
Toutefois, quelques signaux encourageants ont été enregistrés en même temps. L'UE a abouti mardi à un compromis sur un projet de loi qui établit des objectifs nationaux obligatoires sur les énergies renouvelables. Le compromis soutient également l'objectif de réaliser au moins 10% d'énergie renouvelable dans la consommation du secteur des transports d'ici à 2020.
Le président français Nicolas Sarkozy, dont le pays assure la présidence de l'UE dans la seconde moitié de cette année, a tenu du 6 au 8 décembre des consultations avec les dirigeants de neuf pays d'Europe centrale et orientale, ainsi que la chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre britannique Gordon Brown pour coordonner la position et dissiper les divergences sur le paquet.
M. Sarkozy a déclaré que les dirigeants de l'UE se rapprochaient déjà d'un accord et s'est dit convaincu qu'un accord interviendrait lors du sommet. Pourtant, il a reconnu que "ce sera un sommet très dur". Mais il a indiqué: "Nous allons continuer à travailler jusqu'à la dernière minute" et pendant le sommet si nécessaire.
Un autre sujet à discuter au sommet de l'UE est le plan de relance de 200 milliards d'euros de l'UE. Environ 170 milliards d'euros (1,2% du PIB de l'UE) seraient débloqués par les Etats membres, le reste du plan serait financé par la Banque européenne d'investissement et le budget de l'UE.
Ce plan de relance, sous la forme d'une "boîte à outils" commune mobilisera les instruments communautaires (ressources de la BEI et du budget communautaires) et permettera à chaque Etat membre de l'UE de prendre les mesures nécessaires, en fonction de sa situation macro-économique et financière spécifique.
Chaque Etat membre est invité à prendre des mesures importantes favorables pour ses propres citoyens et pour le reste de l'UE. Le plan de relance renforcera et accélérera les réformes déjà engagées dans le cadre de la stratégie de Lisbonne pour la croissance et l'emploi. Il prévoit un vaste éventail d'actions au niveau national ainsi qu'au niveau de l'UE pour aider les ménages et l'industrie et concentrer l'aide sur les plus vulnérables.
Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a appelé mardi les dirigeants européens à "montrer un esprit de compromis" pour parvenir à un accord sur la relance de l'économie et le paquet énergie-climat lors de leur sommet à Bruxelles.
En plus du paquet climatique et du plan de relance, les dirigents européens doivent également disucter du traité de Lisbonne et de la politique européenne de sécurité et de défense.
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Source: xinhua