 |
|
Les chefs de gouvernement des Vingt-Sept pays membres de l'Union européenne doivent se rencontrer en sommet à Bruxelles jeudi et vendredi pour discuter du plan de relance européen de 200 milliards d'euros. Environ 170 milliards d'euros (1,2% du PIB européen) seraient débloqués par les Etats membres, le reste du plan serait financé par la Banque européenne d'investissement et le budget de l'UE.
Ce plan de relance, sous la forme d'une "boîte à outils" commune mobilisera les instruments communautaires (ressources de la BEI et du budget communautaires) et permettera à chaque Etat membre de l'Union européenne de prendre les mesures nécessaires, en fonction de sa situation macro-économique et financière spécifique.
Présenté par la Commission européenne le 26 novembre dernier, ce plan est basé sur deux éléments principaux qui se renforcent mutuellement. Tout d'abord, des mesures à court terme pour stimuler la demande, préserver lemploi et contribuer à rétablir la confiance. Ensuite, des "investissements intelligents" pour favoriser la croissance et assurer une prospérité durable.
Chaque Etat membre est invité à prendre des mesures importantes favorables pour ses propres citoyens et pour le reste de l'Europe. Le plan de relance renforcera et accélérera les réformes déjà engagées dans le cadre de la stratégie de Lisbonne pour la croissance et l'emploi. Il prévoit un vaste éventail dactions au niveau national ainsi quau niveau de lUnion pour aider les ménages et lindustrie et concentrer laide sur les plus vulnérables.
Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a appelé mardi les dirigeants européens à "montrer un esprit de compromis" pour parvenir à un accord sur la relance de l'économie lors de leur sommet jeudi et vendredi à Bruxelles.
A linstar de lensemble des autres régions du monde, lUnion européenne na pas été épargnée par les secousses engendrées par la crise américaine du crédit hypothécaire survenue en août 2007. Laggravation de cette crise en septembre 2008, suite à la faillite dimportantes banques dinvestissement, avait des incidences systémiques sur les marchés financiers mondiaux pouvant conduire à leur effondrement.
Les membres de la BCE ont décidé le 4 décembre dernier de baisser les taux directeurs de la zone euro de 0,75 point à 2,50 %. Un geste sans précédent. "Approprié", estime M. Trichet, président de la BCE comme l'ont été les deux baisses de 0,50 point effectuées depuis mi-septembre.
 |
|
Source: xinhua