Les Etats-Unis ont menacé lundi d'imposer de nouvelles sanctions au gouvernement zimbabwéen dirigé par le président Robert Mugabe si le leader du parti d'opposition du Zimbabwe Morgan Tsvangirai ne se voyait pas rendre son passeport.
"Nous avons appris que le passeport de Morgan Tsvangirai ne lui avait pas été rendu ... Au cas où M. Mugabe manquerait à sa parole en ce qui concerne l'accord sur le partage du pouvoir, les Etats-Unis, vous savez, sont prêts à imposer des sanctions supplémentaires", a indiqué à la presse le porte-parole adjoint du Département d'Etat américain Robert Wood.
Il n'a cependant pas précisé les types de sanctions envisagées.
Washington a imposé fin juillet des sanctions au gouvernement zimbabwéen pour des présumées "violences motivées par des raisons politiques". Un total de 17 sociétés ou établissements du Zimbabwe, ainsi qu'une firme nationale omanaise ayant des liens avec le gouvernement de M. Mugabe sont sous le coup de ces sanctions.
En vertu de cette loi américaine, tous les avoirs financiers appartenant aux sociétés susmentionnées et découverts aux Etats-Unis doivent être gelés, et les Américains se voient interdire de faire des affaires avec elles.
Le Département d'Etat américain renouvelle ses menaces de nouvelles sanctions à l'endroit du gouvernement de M. Mugabe au moment où le Mouvement pour le changement démocratique dirigé par Tsvangirai (MDC-T) refuse de participer au sommet de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) prévu au Swaziland, du fait que M. Tsvangirai n'a toujours pas son passeport.
L'accord sur le partage du pouvoir signé le 15 septembre par les parties rivales du Zimbabwe prévoit que M. Mugabe se maintienne à la présidence, et que M. Tsvangirai occupe le poste de Premier ministre. Les divergences sur la formation d'un gouvernement risquent de menacer l'ensemble des compromis.
Les négociations se concentrent sur le contrôle du ministère des Finances, portefeuille crucial dans un pays où le taux d'inflation est très élevé.
Source: xinhua