Les Etats-Unis ont appelé le gouvernement kenyan à intensifier l'application des recommandations du rapport Kriegler, particulièrement les réformes de la Commission électorale du Kenya (CEK).
Dans un communiqué, l'ambassade américaine à Nairobi a indiqué que Washington a insisté sur le fait que les commissaires électoraux avaient perdu la confiance des Kényans depuis les élections générales de décembre 2007.
Les Etats-Unis estiment que la CEK est responsable du processus électoral et doit donc porter la responsabilité de la manière dont se sont déroulées les élections.
"Le gouvernement américain réitère que le manque de transparence et de responsabilité pendant les élections de 2007 a sérieusement remis en cause la crédibilité des résultats", indique le communiqué.
"Les Etats-Unis notent que les Kényans ont perdu confiance dans les commissaires de la CEK, qui doivent être tenus pour responsables", indique le communiqué alors que la veille le ministre kényan des Affaires étrangères, Moses Wetangula, avait accusé des ambassadeurs occidentaux d'activisme sous le couvert de missions diplomatiques.
"Il est inacceptable pour un ambassadeur accrédité au Kenya de pénétrer le bureau du détenteur d'un mandat constitutionnel et de lui faire face directement afin de l'obliger à démissionner", a tapé du poing M. Wetangula.
La CEK subit des pressions croissantes, notamment de la Commission européenne.
L'ambassadrice de France au Kenya, Elisabeth Barbier, a déclaré que la population, selon le rapport Kriegler, a perdu confiance dans l'organisme électoral et ses employés, et c'est pourquoi, il est urgent de procéder à des ré formes.
Mais dans un communiqué publié jeudi, les 21 membres de la CEK ont annoncé qu'ils ne démissionneraient pas malgré les pressions locales et internationales. Les commissaires insistent sur le fait que leur destin dépend du président du Kenya qui les a nommés.
Les Etats-Unis auraient imposé une interdiction de voyage sur les commissionnaires, mais l'ambassade américaine refuse de commenter ces informations.
Le chef de la CEK, Samuel Kivuitu, a indiqué qu'il pourrait démissionner bientôt à cause des pressions énormes provenant des Kényans, notamment des officiels du gouvernement, qui l'accusent d'avoir mal géré les élections.
Source: xinhua