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Le Premier ministre britannique Gordon Brown a prescrit, vendredi sur la tribune des Nations Unies, "une action internationale" et "cinq principes" pour remédier à la crise actuelle.
Dans son discours prononcé lors du débat annuel de l'Assemblée générale de l'ONU, il a exprimé son inquiétude sur les turbulences financières ainsi que la flambée des prix alimentaires et pétroliers.
Cette crise mondiale ne peut être réglée de manière individuelle et isolée, il faut "une action internationale" pour résoudre l'instabilité financière et la pression croissante sur les ressources limitées du monde, a souligné M. Brown.
Il a fait son intervention lorsque le Congrès américain était en débat sur une initiative de l'administration et de la banque centrale (FED) des Etats-Unis pour injecter un total de 700 milliards de dollars dans le marché financier, dans le but d'amortir les retombées de la crise des subprimes qui avait éclaté au deuxième semestre de l'année dernière.
Dans la nouvelle économie mondiale, on est beaucoup plus inter- connecté que jamais et les solutions doivent être coordonnées de la même façon, a dit M. Brown.
Il a souhaité que les pays développés travaillent ensemble dans les quelques mois à venir pour "reconstruire le système financier mondial sur les assises des principes clairs".
Le Premier ministre Brown a annoncé que son gouvernement avait pris des mesures décisives pour stabiliser le système bancaire britannique, protéger les épargnants et interdire provisoirement les ventes massives à court terme.
La confiance sera construite au moyen de montrer que les problèmes mondiaux pourront être réglés par des solutions mondialement coordonnées, a-t-il indiqué.
M. Browan a par ailleurs mis l'accent sur cinq principes pour assainir l'environnement financier mondial.
-- Transparence. M. Brown a proposé à cette fin l'introduction sous peu de la nouvelle comptabilité internationale renouvelée.
-- Assainir la pratique bancaire et améliorer l'efficacité de la régulation.
-- Responsabilité. Selon M. Brown, aucun gérant ne peut dire qu'il ne comprend pas les risques.
-- Intégrité. Les compagnies doivent aligner les récompenses et les primes sur les bénéfices à long terme.
-- Supervision internationale. Selon M. Brown, les banques sont internationales et le flux des capitaux est international, leurs risques sont donc internationaux, il en faut une supervision internationale, non nationale.
Le Premier ministre Brown a jugé qu'un nouvel ordre financier international serait fondé sur la transparence, non sur l'opacité, sur la récompense du succès, non sur celle de l'excès, sur la responsabilité, non sur l'impunité, sur international, non sur national.
Source: xinhua