Le gouvernement sud- africain a exprimé dimanche son opposition aux nouvelles sanctions américaines contre le Zimbabwe, justifiant sa position par le fait que les négociations entre le gouvernement et l'opposition sont en cours pour mettre fin à la crise dans le pays.
Le vice-ministre sud-africain des Affaires étrangères Aziz Pahad a indiqué que les sanctions équivalaient à une ingérence extérieure.
"Les Zimbabwéens se réunissent, il faut leur permettre de choisir ce qu'ils veulent pour leur avenir. Nous ne devons pas autoriser l'ingérence extérieure", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.
Le président sud-africain Thabo Mbek a indiqué plus tôt que son gouvernement voulaient que les protagonistes politiques zimbabwéens accélèrent leurs pourparlers pour parvenir à un accord.
Le président américain George W. Bush a annoncé vendredi avoir signé un nouvel arrêté intensifiant les sanctions américaines contre le Zimbabwe, en raison des "violences motivées par des raisons politiques" du gouvernement zimbabwéen.
Les sanctions seront appliquées à 17 entreprises ou entités et à un ressortissant Omanais pour leurs liens avec le gouvernement de Mugabe.
Source: xinhua