Le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU pour la Somalie, Ahmedou Ould-Abdallah, a estimé mercredi devant le Conseil de sécurité que le contexte politique actuel en Somalie était favorable à des progrès vers la paix et que le Conseil devait agir sans tarder.
"Etant donné le contexte politique actuel favorable après l'Accord de Djibouti, il est temps pour le Conseil de sécurité d'agir de manière audacieuse, ferme et rapide", a dit M. Ould- Abdallah qui a rappelé que plus de trois millions de Somaliens vivaient en exil et que plus de 800.000 étaient déplacés.
Selon lui, les options pour ramener la paix dans le pays consistent soit à remodeler la force de l'Union africaine actuellement sur le terrain, soit à établir une force internationale de stabilisation, ou bien à l'envoi par le Conseil de sécurité d'une force de l'ONU de maintien de la paix.
L'accord de trêve signé le 9 juin à Djibouti sous les auspices des Nations Unies par le gouvernement fédéral de Transition somalien et l'Alliance pour la re-libération de la Somalie prévoit la cessation des hostilités pour une période de trois mois assorti d'une possibilité d'un retrait éthiopien d'ici quatre mois. L'accord est destiné à mettre fin à près de deux décennies de violences.
"Dans tous les processus de paix, il y a certains groupes et individus qui rejettent ces accords. Une mise en oeuvre efficace de l'Accord devrait inciter davantage de Somaliens à s'y joindre et leur donner une chance de contribuer à la renaissance de leur pays. Dans ce contexte, j'aimerais proposer au Conseil d'exprimer publiquement son ferme soutien à l'Accord de Djibouti", a dit M. Ould-Abdallah.
Le ministre somalien des Affaires étrangères Ali Ahmed Jama Jengeli a demandé au Conseil de sécurité de fournir une assistance d'urgence afin de consolider les efforts de réconciliation nationale en Somalie.
Il a proposé que la force de l'Union africaine, déjà déployée en Somalie, soit le composant principal d'une future force internationale de stabilisation ou une force de maintien de la paix.
Selon lui, une force de 26.000 hommes, envisagée dans les discussions précédentes, n'est pas nécessaire pour la Somalie, qui a besoin d'une force plus petite.
"Nous espérons que nous sommes tous d'accord que si le Conseil de sécurité autorise le délpoiement d'une force internationale de stabilisation sans délai, nous aurons de amples raisons à croire que l'agony du peuple somalien serait terminé", a-t-il indiqué.
Source: xinhua